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QUESTIONS ET REPONSES
Voici quelques réponses aux
questions que les néophytes se posent.
1 D
–
Avec certaines
succulentes, je n’arrive pas à obtenir de graines. Pourquoi?
2 D
–
Comment faire
pour améliorer le développement de mes cactus en épaisseur?
3 D
– Comment
entrer en contact avec des cactophiles passionnés de ma région?
4 D
-
Mon Epiphyllum a maintenant sept ans et ne veut pas fleurir. Comment dois-je le
cultiver?
5 D
–
Mon vieux cactus est en train de pourrir brusquement à la base. Comment faire
pour le sauver?
6 D
– Dois-je enlever les
fleurs fanées?
7 D
– Quelle
différence y a t-il entre la terre et le sable pour la culture?
8 D
– Puis-je
utiliser le sable de la plage?
9 D
–
Faut-il arroser les jeunes plantules durant l’hiver?
10 D
– J’ai
récemment acheté des petits pots de Lithops, comment les cultiver?
11 D
– On m’a fait
cadeau d’une plante dite "fleur de cire" comment la traiter?
12 D
– J’ai acheté lors d’une
foire-exposition à ma fille, qui aime les "caudiciformes", un Adenium obesum, un
Ficus petiolaris, une Fockea edulis et une Fouquieria splendens. Comment doit-elle
les cultiver, spécialement en hiver?
13 D
– Quelle est
la meilleure période pour le rempotage?
14 D – Quand
puis-je rempoter mes semis?
15 D -
Il y a environ un mois j’ai semé des Lithops, en couvrant soigneusement les pots
avec une pellicule transparente, actuellement les tissus ne sont plus gonflés,
il me semble qu’ils sont en train de pourrir.
16 D
– Sur mes
plantes, il y a des petits flocons blancs. Je peux les laisser?
17 D
–
En dépotant un cactus, j’ai aperçu entre les racines une substance blanche. Que
dois-je faire?
18 D
- Bien que
nous soyons en décembre quelques Mammillarias sont en fleurs. Dois-je les
arroser et éventuellement les rempoter?
19 D
- Je possède
quelques cactacées à floraison précoce qui présentent déjà en février des
bourgeons floraux.
Puis-je commencer
les arrosages?
20 D
– J’habite
dans une localité en montagne où en hiver on atteint les –12°C. J’aimerais
cultiver des plantes grasses que je pourrais loger dans une véranda chauffée.
Puis-je espérer qu’elles ne mourront pas?
21 D
–
Je suis un débutant qui admire les plantes que l’on appelle les caudiciformes.
Puis-je les traiter toutes de la même manière Et comment?
22 D
– J’ai entendu parler
d’une greffe hypocotyle. Comment fait-on?
23 D – L’eau
la lumière et la chaleur ont-ils un effet sur la floraison de mes cactus?
1 D
– Avec
certaines succulentes, je n’arrive pas à obtenir de graines. Pourquoi?
R –
Expliquons les modalités de la fécondation.
Il existe des plantes cleistogames comme par exemple le genre Frailea et
Anacampseros, où la fleur demeure presque fermée, mais la plante s’auto-féconde
et produit donc des graines sans intervention externe.
Il ya par ailleurs des plantes dioïques où les fleurs mâles et femelles se
trouvent sur des plantes différentes et pour lesquels on parle communément
d’individus mâles et femelles (Sedum rosea, Euphorbia obesa, Dioscorea etc.)
Une troisième catégorie est constituée de plantes monoïques qui portent sur le
même individu des fleurs mâles séparées de celles femelles, comme sur certaines
cucurbitacées.
Et enfin une quatrième catégorie, la plus répandue, dite improprment
hermaphrodite (à laquelle appartiennent presque toutes les cactacées), dont les
fleurs possèdent aussi bien des étamines que des carpelles (sporophyles), qui
peuvent donc être fécondées facilement. Toutefois, dans la nature
l’auto-pollinisation est rare car elle amènerait rapidement une décadence
génétique, pour cela la fécondation croisée est assez fréquente, c’est à dire
entre individus différents.
Chez beaucoup de cactus, à l’ouverture de la fleur, les étamines portent un
pollen à maturité, mais les stigmates plus longs sont immatures et fermés (fleur
protéandre). Ils n’entreront en mûrissement qu’après que le pollen se sera
dispersé, de façon à être pollinisés par les insectes qui apporteront le pollen
d’autres fleurs. Dans quelques cas les stigmates arriveront à maturité avant le
pollen comme cela arrive chez Weingartia lanata (fleur protérogyne).
Nous aurons donc des plantes autocompatibles quand elles seront en mesure de
produire des graines à l’aide de leur propre pollen et des plantes
autoincompatibles dans le cas contraire.
Pourtant l’idéal serait d’avoir à sa disposition deux plantes appartenant à des
clones différents (c’est à dire qu’elle ne proviennent pas, à travers les
différents modes possibles de reproductions, d’un même individu). Il faut
prélever le pollen à l’aide d’un pinceau souple ou bien couper les étamines avec
des petits ciseaux Dans le cas où le stigmate ne se révèlerait pas mûr (à
maturité il apparaîtra ouvert, luisant et collant) le pollen peut être conservé
durant 3-4 jours dans une petite enveloppe. Si une conservation plus longue
était necessaire, on peut la tenter en le mettant au freezer. Après avoir amené
le pollen à la température ambiante, on exécute manuellement la pollinisation en
le répandant sur le stigmate en ayant soin qu’il soit pulvérulent et sans
présenter de petits grumeaux. Par précaution, on devrait recommencer cette
opération plusieurs fois à des heures différentes, puisque la réussite dépend
souvent de la température.
Avec des fleurs protérogynes il faut attendre une nouvelle floraison, qui peut
même arriver l’année suivante.
Un cas particulier est celui de fleurs qui ne permettent pas, à cause
d’hinibiteurs, l’auto-pollinisation mais pour lesquelles on désire obtenir quand
même des graines. Dans ce cas, on peut tenter une fausse fécondation avec une
espèce incompatible et quelques heures après que les inhibiteurs soient
désactivés, appliquer le pollen produit par la fleur elle-même.
Certaines plantes, comme par exemple le genre Haworthia, ont des difficultés de
pollinisation car le stigmate se trouve en profondeur, il est donc indispensable
de l’atteindre avec un petit pinceau long et fin. Les Asclépiadacées et les
Apocyniacées ont les mêmes particularités.
Dans le cas de présence en même temps sur le pistil, de son propre pollen et de
pollen étranger, ce dernier aura la priorité pour rejoindre en premier l’oeuf
qui ne pourra être fécondé une seconde fois.
2
D –
Comment
faire pour améliorer le développement de mes cactus en épaisseur?
R – S’ils
poussent en hauteur et non en largeur, il est probable qu’ils manquent de
lumière, spécialement si la plante est de couleur vert clair. Les cactus, durant
la croissance ont besoin de beaucoup de lumière et d’air pour pouvoir croître
robustes et non étiolés.
3
D –
Comment entrer en contact avec des cactophiles passionnés de ma région ?
R – Cela est
possible en adhérant à une association (par exemple A.I.A.P.S.) à travers
laquelle on peut entrer en contact avec ses membre. On peut aussi aller sur les
forums ou news group des sites internet consacrés aux cactus.
4
D – Mon
Epiphyllum à maintenant sept ans et ne veut pas fleurir. Comment dois-je le
cultiver?
R – Pour pouvoir fleurir, les Epiphyllum doivent hiverner à une température
d’environ 10°C. leur période de repos se situe, en général, de mi-novembre à
mi-février, pour cela, il convient de maintenir le compost (2/3 de terre, 1/3 de
perlite ou de pouzzolane ou de sable) légèrement humide mais non détrempé. A
l’apparition des bourgeons de fleurs arroser avec un engrais pauvre en azote
mais riche en phosphore, potasse et oligoéléments. Après la floraison, il faut
observer une période de repos de 3-4 semaines sans arrosages et en gardant la
plante à l’ombre. Durant la belle saison l’endroit le meilleur est sous un arbre, ou
bien une ambiance lumineuse mais pas ensoleillée. Arroser et fertiliser durant
toute la période estivale en permettant toutefois au sol de se sécher avant
d’arroser à nouveau. Ne pas utiliser d’eau calcaire, quelques gouttes de jus de
citron peuvent être utiles pour réduire le pH.
5
D – Mon
vieux cactus est en train de pourrir brusquement à la base. Comment faire pour
le sauver?
R – S’il s’agit
effectivement de pourriture et pas de lignification (normale pour certaines
plantes d’un âge avancé), il faut le couper à la base et vérifier s’il est d’une
consistance molle. Dans le premier cas pas de problème. Dans le second cas il
faut couper avec un couteau très aiguisé ou un cutter la partie infectée, en
ôtant par sécurité quelques centimètres en plus. Puis on désinfecte la coupure
avec une poudre anticryptogamique et on le laisse former un cal pendant quelques
semaines, en gardant entretemps la plante à l’ombre et à l’air. Puis on remplit
un pot avec du terreau sableux et on enterre la base, pas plus d’un centimètre.
On peut utiliser un tuteur si
besoin est. Vaporiser la plante et humidifier légèrement la terre jusqu’à ce que
les racines se forment. Il faut agir très rapidement car lorsque la maladie
cryptogamique atteint le voisinage du sommet de la plante, on peut la considérer
comme perdue.
6
D –
Dois-je enlever les fleurs fanées?
R –
Certainement, mais sans les arracher.
Si il y a une résistance attendre
quelques jours. Ne pas mouiller les fleurs sèches pour éviter une pourriture
possible, il vaut mieux arroser par le bas.
7 D – Quelle différence y a t-il entre la terre et le sable pour la culture?
R - La terre contient des
aliments, tandis que le sable est inerte et a seulement une fonction de
support. Il faut donc mélanger ces deux éléments pour obtenir un compost bien
drainé et nourrissant.
8 D
– Puis-je utiliser le sable de la plage?
R - Non! Sauf
s’il est soigneusement lavé pour éliminer tout le sel.
Mais il vaut mieux utiliser le sable
de carrière ou de rivière, de préférence non calcaire. Le sable de quartz est
excellent. La granulométrie ne doit pas être inférieure à deux millimètres. Un
bon choix est le gravier de filtre de piscine ou le sable de machine à sabler.
9
D –
Faut-il arroser les jeunes plantules durant l’hiver?
R – Les semis
sont très délicats et donc s’ils ont moins de deux centimètres de diamètre, il
doivent être légèrement arrosés de temps en temps.
La fréquence dépend de la température
qui ne devra pas être trop basse.
Le sol doit pouvoir se
ressuyer rapidement.
10 D –
J’ai récemment acheté des petits pots de Lithops, comment les cultiver?
R - Les Lithops
appartiennent aux Mesembryanthemacées, famille qui compte plus de 125 genres et
2400 espèces. Si les plantes achetées poussent sur de la tourbe, il faut la
changer. Il faut immerger les pots dans l’eau jusqu’à ce que la tourbe soit bien
mouillée; on ôte les plantes du pot et on les place sous un robinet jusqu’à ce
que toute la tourbe soit partie; puis on fait sécher les racines à l’ombre
durant quelques jours, et ensuite on les rempote avec un terreau plutôt sableux
(une partie de compost pour cactus, deux parties de sable d’environ 2-4 mm de
diamètre). Il faut faire cette opération vers avril-mai et cela est valable pour
toutes les succulentes, cactacées comprises. On commence à arroser graduellement
vers avril quand les vieiles feuilles sont sèches et on continue en laissant
sécher entre deux arrosages jusqu’au début d’avril. En été exposer à l’air et au
soleil graduellement, car on risque le déssechement. En hiver, par précaution on
les conserve à une température minimum d’environ 4°C, même s’ls pourraient
supporter des températures plus basses.
Ils craignent les excès d’arrosage,
les pourritures, les cochenilles.
11 D
– On m’a fait cadeau d’une plante dite "fleur de cire" comment la traiter?
R – Il s’agit d’un Hoya, genre
appartenant à la famille des Asclépiadacées. L’evironnement d’origine rappelle
celui de la jungle. Il demande un terreau composé de deux parts de terreau de
feuilles, une part de tourbe et deux parts de sable grains de riz. Il apprécie
une exposition à mi-ombre, beaucoup d’air et de l’humidité atmosphérique, une
température minimale de 10°C (idéale: 15-20°), ils sont souvent cultivés comme
plantes d’appartement.
12 D
– J’ai acheté, lors d’une foire-exposition, à ma fille, qui aime les
caudiciformes, un Adenium obesum, un Ficus petiolaris, une Fockea edulis et une
Fouquieria splendens. Comment doit-elle les cultiver, spécialement en hiver?
R.
- Ces plantes ont à la base un renflement qui a une
fonction d’organe de réserve (caudex), celui-ci doit être tenu hors de
la terre
et même s’il doit moins croître il aura moins de risques de pourriture. On
utilise le même terreau que les cactacées avec un bon drainage, l’exposition
doit être lumineuse et aérée, la température minimale durant la période de repos
doit être autour des 15°C. avec quelques vaporisations et un
léger rafraîchissement de temps en temps.
On commence à arroser
régulièrement aux premiers signes de réveil végétatif et on cesse avec le
commencement de la chûte des feuilles.
13 D – Quelle est la meilleure période pour le rempotage?
R – Normalement, la meilleure
période coïncide avec la reprise végétative c’est à dire le printemps. Utiliser
un terreau frais, bien drainé et sec. Ne pas arroser avant une semaine.
14 D – Quand puis-je rempoter mes semis?
R – Normalement vers avril/mai de
l’année suivant celle du semis et jamais durant le repos. Toutefois si les
sujets ont un diamètre inférieur à 15 mm.
On peut attendre un an
de plus. Les genres délicats et à croissance très lente comme Ariocarpus,
Aztekium, Geohintonia, Blossfeldia, Islaya etc. n’aiment pas la transplantation,
pour cela, il est préférable d’attendre 3-4 ans.
15 D –
Il y a environ un mois, j’ai semé des Lithops, en couvrant soigneusement les
pots avec une pellicule transparente, actuellement les tissus ne sont plus
gonflés, il me semble qu’ils sont en train de pourrir.
R – Je crains,
hélas qu’il n’y ait plus rien à faire. Pour les Lithops juste après la naissance,
il fallait enlever la pellicule transparente pour les aérer de façon à réduire
l’humidité atmosphérique; il fallait aussi les vaporiser avec un bon produit
anti-cryptogamique.
16 D – Sur mes
plantes, il y a des petits flocons blanc, je peux les laisser?
R – Absolument
pas! Il s’agit de cochenilles farineuses qui sucent la sève des plantes en
arrêtant d’abord la croissance et causant ensuite leut mort. Il faut les enlever
soit à la main, soit avec un produit anticochenilles (par exemple le Confidor).
17 D –
En dépotant un cactus, j’ai aperçu entre les racines une substance blanche. Que
dois-je faire?
R
- Il s’agit de
cochenille des racines, encore plus dangereuses que celles qui apparaissent sur
la tige car plus difficiles à identifier: on peut s’en apercevoir par le
ralentissement de la croissance. Il faut agir rapidement: ôter toute la terre en
mettant la plante sous un robinet; immerger pendant quelques minutes les racines
dans un anti-cochenilles; laisser sécher les racines; rempoter avec du terreau
neuf et sain, attendre une semaine avant de recommencer à arroser. Ces
opérations doivent être réalisées durant la période de croissance, pour cela et
pour ne pas se trouver en hiver avec ce problème, effectuer un traitement
anti-cochenilles au printtemps et un autre en automne, pendant le dernier
arrosage.
18 D – Bien que nous soyons en décembre quelques Mammillaria
sont en fleurs. Dois-je les arroser et éventuellement les rempoter?
R – Ne rien
faire de tout cela. Durant cette période les cactacées doivent demeurer sèches
même en fleurs, si non vous risquez la pourriture.
Les arrosages commenceront vers mars
quand la température nocturne se sera stablilisée autour des 8°C.
Aussi pour le
rempotage, il faut attendre le printemps.
19 D – Je possède
quelques cactacées à floraison précoce qui présentent déja en février des
bourgeons floraux. Puis-je commencer les arrosages?
R - Non.Il faut attendre que le
printemps soit bien étabi, et commener les arrosages lorsque la température
nocturne sera stable autour des 8°C.
20 D –
J’habite dans une localité en montagne où en hiver on atteint les –12°C.
J’aimerais cultiver des plantes grasses que je pourrais loger dans une véranda
chauffée. Puis-je espérer qu’elles ne mourront pas?
R -
Certainement! Il suffit de choisir les bonnes espèces. Des plantes comme
Pediocactus, Toumeya, Uthaya, Escobaria, Austrocactus, Neowedermannia, mis aussi
beaucoup d’Opuntia, Tephrocactus, Mahuenia, Sophora sont considérées comme des
"plantes de froid" et presque toutes apprécient les basses températures
hivernales, pour pouvoir offrir de superbes floraisons au printemps. La liste
pourrait s’allonger beaucoup si on allait vers des espèces et des genres comme:
Acanthocalycium klimpelianum, A. peithscherianum, A. violaceum; Agave Ferdinandi
regis, A. filifera, A. lechuguilla, A. mackelveyana, A. neomexicana, A. palmeri,
A. parviflora, A. schottii, A. toumeyana; Aloinopsis malherbei, A. rubrolineata;
Ancistrocactus tobuschii, A. uncinatus; Aporocactus flagelliformis;
Cephalocereus senilis; Cereus peruvianus; Cleistocactus strausii; Echeveria
strictiflora; Echinocactus horizontalonius, Echinocereus dasyacanthus, E.
delaetii, E. fitchii, E. gentryi et beaucoup d’autres.
Voici une liste de plantes qui résitent tranquillement à –20°C.:
Agave utahensis, A. havardiana; Aloinopsis peersii, A. rosulata; A. schoonesii,
A.spathulata; Dasylirion texanum; Delosperma anulare, D. cooperi, D. nubigenum;
Dolichothele longimamma; Echinocactus glaucus, Echinocereus caespitosus, E.
coccineus, E. engelmannii var. chrysocentrus e variegatus, E. viridiflorus;
Echinopsis sylvestri; Micropuntia pigmaea; etc.
Culture: durant toute l’année, elles doivent disposer d’une bonne
circulation d’air, mais il est necessaire que l’hiver elles soint au sec et
pour cela à l’abri de la pluie et au printemps gardées au froid et arrosées. En
été il faut les arroser à fond mais peu souvent, au sec pour la plupart du
temps. En automne elles demandent des températures fraîches avec de rares et
légers arrosages. Il est préférables pour certaines espèces de les greffer.
21 D – Je suis
un débutant qui admire les plantes que l’on appelle les caudiciformes. Puis-je
les traiter toutes de la même manière. Et comment?
R - Ls caudiciformes et les
pachycaules sont des plantes caractérisées par un renflement de la base et
appartiennent à une quarantaine de familles.
Certaines supportent
le froid hivernal, d’autres sont très rustiques et acceptent de subir aussi
quelques mauvais traitements, d’autres enfin exigent une température élevée même
pendant le repos et des soins attentifs et continus.
Je conseille, à un débutant, les genres Kedrostis, Cyphostemma, Pelargonium,
Nolina, Pachypodium (lamerei, geayi et saundersii), Dioscorea, Fouquieria,
Cotyledon (espèces naines). Elles demandent un sol bien drainé, celui utilisé
pour les cactées, le plein air, une exposition à mi-ombre, une température
minimale d’environ 5°C durant le repos et des arrosages réguliers durant la
végétation (en ayant soin de laisser sécher le substrat avant d’arroser à
nouveau). On commence à arroser quand la plante manifeste un début de réveil
végétatif et on arrête quand les feuilles commencent à tomber.
Dans le doute, ne pas arroser. Ne pas
utiliser d’eau calcaire.
22 D
-
J’ai entendu parler d’une greffe hypocotyle. Comment fait-on?
R - L'hypocotyle est la zone qui
se trouve entre les racines et les cotylédons d’une plantule à peine née. La
méthode consiste à enlever les racine du semis que l’on désire greffer, après
seulement quelques mois de naissance, pour utiliser celles nettement plus
robustes d’un semis porte-greffe semé précisément quelques mois avant.
Les graines les plus
indiquées pour le porte-greffe sont celles de Pereskiopsis velutina, spathulata,
porteri, celles de Cereus peruvianus et jamacaru le sont moins. On peut aussi
utiliser les bourgeons de jeunes plantes de Selenicereus.
La méthode n’est qu’une variante de la greffe habituelle que l’on fait sur
Pereskiopsis, avec la différence qu’au lieu d’utiliser des boutures et réaliser
la greffe au sommet, on utilise un semis de 4-5 mois.
Voici la procédure:
- L'operation est réalisée de début mai à la mi-août, pendant une journée sans
vent.
– On utilise une lame de rasoir neuve, débarassée de la graisse et désinfectée à
l’alcool.
– On enlève les racines au greffon et les cotylédons au porte-greffe
(Pereskiopsis) au point hypocotyle (sous les cotylédons).
– On pose rapidement le greffon sur le porte-greffe en le pressant légèrement
avec un doigt. Il faut faire attention que les faisceaux du cambium des deux
coïncident ou au moins s’entrecroisent, ce qui normalement se produit en
décentrant légèrement le greffon qui de cette façon se trouvera près du bord.
–
Il est utile, si non
indispensable, d’appliquer durant un ou deux jours une sorte de capuchon, si
possible transparent, du poids de quelques grammes pour que les minuscules
faisceaux vasculaires puissent entrer en contact.
– Si la greffe est verte après un jour, elle est réussie, sinon elle se sèche.
– Garder la greffe en lumière indirecte et à environ 25°C.
– Pour réussir correctement, il faut avoir une certaine habileté manuelle.
Ce procédé est utilisable avec des plantes à racine pivotante, autrement il vaut
mieux utiliser des porte-greffe de Pereskiopsis longues d’une dizaine de
centimètres, auxquelles on coupe l’apex au point où le diamètre est de 3-5 mm.
Il n’est pas necessaire que le
porte-greffe soit raciné, cela peut se produire après une greffe réalisée.
23 D
- L’eau, la lumière et la chaleur ont-ils un effet sur la floraison des mes
cactus?
R –
Certainement. Pendant le repos hivernal les cactus apprécient,(à part quelques
rares exceptions) une température d’environ 6°C., une absence d’arrosage, un bon
éclairement (pas toujours indispensable). Si la température devait monter pour
de longues périodes à 18-20°C, on devrait arroser, dans ce cas les plantes
entreraient en végétation, et donc, puisqu’elles ne bénéficieraient pas de la
necessaire période de repos, elles ne fleuriraient pas l’année d’après.
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