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PETIT MANUEL avec trucs, astuces,
conseils, provenant de notre expérience
LE COMPOST
Le terrain est constitué de roches dégradées,
d’eau, d’air de substances organiques et constitue la résultante d’actions
chimiques, physiques et biologiques. Il a une fonction de soutien pour
l’appareil radiculaire, et le lieu où se produisent les échanges et
les réactions entre les éléments solides, liquides et gazeux et où se
produit l’élaboration des agents nutritifs selon diverses compositions
pour qu’ils soient utilisables par les plantes comme composés
inorganiques, exception faite du Carbone qui est prélevé dans l’air.
Ils contienent les nutriments que les racines peuvent utiliser seulement
si les sels minéraux sont dissous dans l’eau.
Composition (texture)
au-dessus de 2 mm. = gravillons (squelette);
de 2 mm. A 0,2 mm. = sable grossier (perméabilité, souplesse et
souvent aridité);
de0,2 mm. à 0,02mm. = sable fin (idem);
de 0,02 à 0,002 mm. = limon (caractéristiques moyennes);
en-dessous de 0,002 mm. = argile (imperméabilité et compacité).
Par porosité on entend le rapport existant entre le volume du terrain
et les espaces vides entre les diverses particules.
La structure dénote la façon dont les diverses particules du terrain
sont disposées.
Conseiller un compost pour les plantes grasses est
une chose ardue soit que dans la nature ces végétaux vivent dans des
substrats très disparates, soit qu’ils sont difficiles à reproduire,
et il n’est pas dit que nous pouvons leur offrir ce qu’il y a de mieux.
Comme chaque formule est personnelle et donc discutable et ne pouvant
être généralisée puisqu’elle est liée aux conditions locales dans
lesquelles nous faisons croître nos plantes.
On peut certainement dire que le sol doit avoir une
structure lâche et poreuse, qu’elle laisse passer aisément l’air et
l’eau, ne pas se sécher lentement mais non plus trop vite, ne pas
contenir trop de substances organiques. Ce substrat doit contenir des
éléments nutritifs sous forme d’ions, de manière à être retenus et non
pas délavés facilement par l’eau d’écoulement, et posséder un bon
pouvoir tampon pour ne pas voir compromises les caractéristiques
initiales par suite des modifications apportées par l’eau et les
fertilisations. La présence équilibrée de micro organismes est
également nécessaire de manière à améliorer la structure physique du
sol et rendre plus facilement disponibles les substances nutritives.
Un sol de cette sorte est difficile à trouver
dans la nature sous nos latitudes, pour cette raison, on a recours à un mélange
à base de terre franche (riche en micro organismes utiles), de sable (il a une
faible capacité d’absorption ionique et ne garde pas l’humidité), de terreau de
feuilles (pour l’apport de substances organiques) à des proportions variées.
Il est évidemment
possible d’utiliser des substituts: terre de jardin, gravillons,
pumice, débris de lave, pouzzolane etc. Pour les néophytes, et
seulement dans un but indicatif, à la page des
notes de culture, j’ai mentionné
diverses formules auxquelles on peut se référer.
Mesure du pH.

 Pour la préparation des compost, il est utile d’en connaître
l’acidité. Il est bien connu que les plantes grasses préfèrent un pH neutre (7) ou légèrement acide (6-6,5), mis à part les
épiphytes qui le préfèrent plus acide et d’autres qui au contraire le
préfèrent plus alcalin. On ne sait souvent comment effectuer cette
mesure, à moins de s’adresser à un laboratoire d’analyses chimiques.
La possibilité de le faire chez soi existe, moyennant un pHmètre
ou le méthode
de "colorimétrique en comparaison optique" moins précis mais bien moins coûteux. Il s’agit d’un liquide révélateur et d’une tablette de
plastique contenant un bulbe destiné à recevoir la solution, relié à
un canal avec sur les côtés des taches numérotées et colorées du bleu
au rouge pour indiquer respectivement s’il s’agit d’une solution
basique ou acide. La solution s’obtient en diluant une petite quantité
de compost dans de l’eau distillée. Après un repos de quelques heures
on en utilise quelques c.c., que l’on verse
dans le bulbe. On ajoute quelques gouttes de révélateur qui colorera
la solution. Cette couleur sera comparée avec l’échelle colorimétrique
portée sur le côté.
Désinfection.
Cela se révèle indispensable si on veut réutiliser du compost
reconstitué, prélevé dans la nature, dans les sous-bois, ou utilisé
dans les semis délicats. Le but est d’éliminer les éventuelles graines
indésirables, les spores de champignons, les œufs et larves d’insectes,
anguillules etc. Voici quelques moyens simples réalisables à la
maison:
- bien arroser le compost avec de l’eau
bouillante puis le laisser sécher;
- utiliser le four réglé à au moins 100°C
durant environ une demi-heure, ou au;
- four à micro-ondes à puissance maximum durant
le même temps; le compost devra être
préalablement mouillé;
- utiliser du formaldéhyde à 40% (formaline) à
diluer dans l’eau au moment de l’utilisation dans un rapport de 1:50
(une part de formaline pour 50 d’eau). Cette opération doit être
effectuée en plein air pour éviter de respirer les vapeurs qui se
dégagent. Avec cette solution on arrose le compost dans une proportion
de 10 litres pour environ 0,3 mt.3
de masse. On mélange bien et on couvre pour quelques jours avec un
voile de nylon, en attendant deux semaines
avant de l’utiliser.
Carences et chlorose.
L’aspect jaunâtre que certaines plantes présentent n’est pas toujours
du à une maladie. La cause peut en être recherchée dans un pH non
conforme, auquel on pallie par un rempotage; ou à une carence en
oligo-éléments, corrigée par un apport d’engrais approprié

GRAINES ET
JEUNES PLANTES
La desinfection des
semis. Il est utile de la faire pour éliminer les
spores de champignons. Une méthode consiste à utiliser de l’eau chaude
à 60°C., température à maintenir constante durant une demi-heure
durant laquelle les graines devront rester immergées. A la place de
l’eau chaude, on peut utiliser de l’hypochlorite de soude (eau de
Javel) dilué à moitié dans de l’eau, en ayant soin de faire un lavage
soigneux après traitement (une heure) avec de l’eau de pluie
préalablement bouillie. Un autre système, plus rapide, est de
saupoudrer les graines avec un bon anticryptogamique en poudre.
Pour des informations détaillées sur les modalités de semis
cliquez ici.
La
scarification. C’est une série d’interventions destinées à faire
pénétrer l’humidité à l’intérieur de la graine et ainsi provoquer le début du
processus germinatif. Cette action est indispensable pour les graines à tégument
dur lesquels seront traités différemment selon leurs dimensions. Celles maniables facilement seront
incisées avec une aiguille, une lime, de la toile abrasive etc. Les
graines des plantes dites "du froid", seront obligatoirement immergés
pour environ 5 minutes dans de l’acide sulfurique puis soigneusement
lavées.
La stratification. On soumet les
graines à un hiver artificiel en les conservant durant quelque temps
dans un réfrigérateur entre 1 et 4°C. Une autre méthode est celle du
choc thermique (gel-dégel) par laquelle on met les graines durant une
nuit dans le freezer et on les enlève le jour.
Le contrộle de la capacité germinative. C’est un exercice utile pour déterminer la capacité
germinative. On introduit dans un petit récipient en verre ou dans une
petite boite de plastique, de la ouate en rondelles (celle utilisée
pour se maquiller le visage) maintenue constamment humide; on répand
un nombre bien défini de graines; on obture avec le couvercle ou au
moyen d’une pellicule transparente, et à température adéquate on
attend la germination. De cette manière on recueille des données
précises sur le temps et le pourcentage des naissances.
Pré-germination. Les grosses graines, spécialement
celles non scarifiées sont lentes à germer et assez susceptibles de
moisir, pour celles-ci, en plus de les désinfecter, il peut être utile
de les faire pré-germer sur du coton hydrophile ou sur du papier
absorbant comme pour les contrôles de germination. Après la naissance,
on peut les planter.
Petites graines.
Pour réaliser une bonne répartition des très petites
graines on peut les mélanger à de la poudre de charbon de bois ou du
soufre, qui serviront aussi d’anticryptogamiques. Un autre système
consiste à plier en deux un morceau de papier, d’y verser les graines
et de donner de légers coups de main à l’autre main qui tient le
papier, de manière, à avoir un meilleur contrôle du semis.
Semis en pot.
Quand on doit effectuer des semis délicats, un
excellent système est d’utiliser un pot en verre dans lequel on à
introduit du matériel inerte et si possible stérile comme, par exemple,
de la pumice, ou du sable de quartz dont on a ôté par tamisage la
partie au diamètre supérieur à 2 mm., et celle pulvérulente. Lorsque
le semis est effectué, on referme avec le couvercle et lorsque la
germination s’est produite, on transplante délicatement.
Replantation.
Les jeunes semis sont
souvent trop fragiles pour être replantés à la main, lorsque le moment
est arrivé de la replantation dans un terreau plus adapté à l’espèce.
A ce sujet, le petit outil représenté ici peut être utile. Il s’agit
d’une fiche de bois ou de plastique que l’on utilise pour la
nomenclature des plantes, dans lequel on a pratiqué une encoche en V.
La récolte
des graines.
Les fruits contiennent des graines qui doivent être
récoltées à complète maturité, et avec des processus divers selon qu’ils
sont déhiscents ou indéhiscents. Pour celles déhiscents l’opération
devra être réalisée lorsqu’ils s’ouvrent spontanément; et pour les
autres, selon le cas quand ils sèchent, se flétrissent ou peuvent se
détacher aisément. Les fruits charnus sont toujours indéhiscents.
Certaines espèces mûrissent leurs fruits après seulement deux semaines
(p. ex. les Astrophytums), beaucoup le font la même année que la
floraison, d’autres comme la famille des Asclepiadaceae, mûrissent
leurs follicules l’année suivant la pollinisation. Les
Mesembryanthemiums mettent 6 mois, mais le semis ne doit pas être fait
avant un an après la pollinisation. Les minuscules graines des
Crassulacées germent difficilement.
Les fruits sont conservés dans un petit pot, dans un lieu aéré dans
l’attente de l’extraction des graines, avec la précaution d’indiquer
le genre, l’espèce et l’année de production. Souvent, dans les cas de
fruits charnus il peut être opportun d’attendre la dessiccation de la
pulpe.
Les fruits secs
sont disposés sur une feuille de papier et ouverts. Les graines
qui en sortiront seront débarrassées des impuretés avec un cure-dents
et en soufflant délicatement sur la partie pulvérulente. Celles
vraiment minuscules seront nettoyées en s’aidant d’une lentille
grossissante ou mieux d’un microscope.
Les fruits charnus avec un mucilage
sont ouverts et les graines mises dans une passoire aux mailles un peu
plus petites que leur diamètre. On met le tout sous un robinet d’eau
et on enlève les éventuelles impuretés et fragments devenus secs.
Les fruits à follicule seront
enfermés quelque temps dans une gaze pour éviter que les aigrettes ne
se dispersent.
Les capsules des Euphiorbiaceae et des
Liliaceae sont aussi enfermées dans une gaze pour éviter que
les graines ne se perdent par suite de leur expulsion.
Les capsules des Mésembryanthèmes ne doivent pas
être mouillées si on désire en extraire les graines, pour ne pas
courir le risque de les retrouver vides. Moi-même je les ouvre
au-dessus d’une feuille de papier et je prends soin d’enlever ou de
souffler avec attention toutes les impuretés. D’autres mettent les
fruits dans un verre d’eau, puis quand ils sont bien ouverts les
secouent, pour ensuite recueillir les graines dans un tamis à mailles
fines.
Je recommande une propreté scrupuleuse des graines qui
doivent être parfaitement débarrassées des résidus de pulpe qui sont
souvent la source de maladies cryptogamiques. Ne pas oublier non plus
une bonne désinfection comme précédemment indiqué.
Voici un instrument assez utile pour la récolte des graines,
facilement réalisable avec un tube de photos 35 mm et quelques
centimètre de tube plastique utilisé dans les aquariums. En aspirant
par le tube de droite, les graines monteront par celui de gauche
finissant dans le conteneur.

LA REPRODUCTION ASEXUÉE
LE BOUTURAGE.
Technique moyennant laquelle avec des modalités précises et des
conditions bien déterminées, la partie d’une plante émet des racines
pour donner la vie à un nouveau sujet, à travers un processus de
régénération qui reproduit exactement la plante dont elle provient.
C’est une propriété qu’ont beaucoup de végétaux qui leur permet de
recréer des organes manquants. Le cal se forme en premier, puis les
racines, ensuite le bourgeon apical reprend sa croissance, signe
évident que la reprise est commencée. Les boutures permettent d’obtenir
rapidement et avec facilité de nouvelles plantes, particulièrement
celles dont les graines sont introuvables ou en voie d’extinction. On
sauve ainsi des plantes malades et on rajeunit celles trop vieilles ou
mal formées. La meilleure période est celle qui va de la fin du
printemps à la fin de l’été alors que les plantes sont en activité. Si
une plante est atteinte de pourriture et s’il est nécessaire d’en
faire une bouture, on peut la conserver au frais pour la faire
enraciner au printemps.
Preparation.
Après le choix d’une plante saine, on coupera la partie
basse en forme de cône sans entailler les faisceaux centraux (cactacéae);
les éléments plats, de type Opuntia, seront taillés obliquement. On
utilise des instruments propres, désinfectés à l’alcool et très
aiguisés ; on poudre la coupe avec un anticryptogamique.
Bouturage d'une tige. Après avoir été coupées, on doit les laisser
sécher en un lieu chaud et sec et ensuite les confier au substrat
seulement quand sur la coupe, désormais sèche, se sera formé un voile
imperméable.
Avec les succulentes à tige on fait une coupe
horizontale; juste 2-3 mm. sous un nœud (s’il y en a un), on ôte les
feuilles inférieures éventuelles et on raccourcit les supérieures. La
bouture doit être d’environ 10 cm. Les boutures d’Euphorbes seront
immergées dans de l’eau chaude pour empêcher que sur la coupe ne se
forme un caillot qui par la suite empêcherait l’enracinement.
Bouturage d'une feuille ou d'une
partie de feuille. Avec un outil
aiguisé, on détache une feuille que sera séchée et ensuite simplement
posée sur le substrat à peine humide. Ce type de bouture est très
fréquent pour Sanseveria, Aeonium tabulaeforme, Gasteria, Hawortia et
beaucoup de Crassulacées comme Echeveria, Pachyphytum, Adromiscus,
Sedum , Kalanchoe. Un cas particulier est celui de Briophyllum qui
produit autour de la feuille des mini-plantes, parfois déjà enracinées
et prêtes à bourgeonner. Cette particularité rend la plante
envahissante si on la maintient à part.
Pour les Lithops (et les Mesembryanthemiums semblables) il convient d’essayer
de détacher la feuille le plus bas possible, car il est indispensable
de prélever l’apex végétatif. On fait sécher quelques jours et on la
plante dans du sable sec.
Les boutures de racines. Peu fréquentes dans les succulentes, il s’agit
de prélever des portions de racines principales, longues d’environ 2
cm. De les planter dans du terreau léger, à peine couvertes. On les
prépare début mars avec une chaleur de fond.
Un cas particulier est celui de Luchtenbergia principis qu’il est
possible de multiplier par bouturage d’un tubercule.
Substrat. Le meilleur est celui composé de sable ou pumice désinfectés
dans l’eau bouillante.
Execution.
On enterre peu les boutures, environ 1 cm, si elles ne tiennent pas
droites, on peut leur mettre un tuteur. Une autre méthode est de
mettre dans le pot 1/3 de compost pour cactées, on couvre de quelques
centimètres de gravillons, on introduit la bouture et on ajoute d’autres
gravillons jusqu’à un centimètre du bord.
Conditions. L’ambiance
devra être suffisamment chaude (20-25° C.), humide et bien éclairée.
L’humidité empêche la bouture de se flétrir, mais en excès elle peut
la faire pourrir, il convient donc que ces trois éléments soient bien
équilibrés, en tenant compte aussi du type de plante et de la saison.
L’expérience est primordiale en cette matière. Mettre la bouture en
air confiné par exemple sous un récipient de verre retourné ou dans un
sachet de plastique aide beaucoup.
Lorsque l’enracinement s’est produit on donne un peu plus d’air
graduellement et quand on considère que les racines sont suffisamment
développées on retire la bouture de son substrat et on la rempote dans
un compost adapté à l’espèce. L’usage d’hormones de croissance bien
que non indispensable peut être utile dans les cas difficiles comme
par exemple pour certaines Euphorbia et Alluaudia.
REJETS,
DIVISION DE RAMEAUX, RHIZOMES, TUBERCULES. Beaucoup de plantes
comme Aloe, Agave, Echinocereus, Gasteria, Hawortia, Sempervivum,
Sanseveria, Sedum émettent avec facilité des pousses à la base déjà
enracinées qui une fois séparées sont plantées pour obtenir de
nouvelles plantes avec facilité. Si les pousses sont émises plus haut,
et sont donc sans racines, elles peuvent être détachées et faites
enraciner comme des boutures. Si une plante ne produit pas de rameaux,
comme il arrive à beaucoup de cactacées, on peut tailler l’apex de
manière à produire des rejets qui, dès qu’ils auront atteint une
certaine taille pourront être détachés et mis à enraciner pour obtenir
de nouvelles plantes.
STOLONS,
MARCOTTAGE. Ce moyen de reproduction s’emploie pour les
succulentes qui ont tendance à s’allonger sur le sol et pour
lesquelles il suffit d’enterrer une partie de la tige pour lui faire
émettre des racines, on la sépare ensuite de la plante mère et on la
replante.
LA GREFFE.
C’est une technique au moyen de laquelle on unit deux plantes ou une
de leurs parties, dans le but d’obtenir une soudure comme s’il s’agissait
d’un corps unique. La plante qui reçoit la greffe s’appelle sujet ou
porte-greffe, celle que l’on insère est le greffon. Afin que cela
réussisse, il est nécessaire que le greffon et le porte-greffe
appartiennent à la même famille et qu’il s’agisse de dicotylédones.
Les buts sont multiples: accélérer la croissance des sujets lents, en
les affranchissant successivement si on le désire; propager les
plantes cristées; permettre la survie des sujets difficiles et à ceux
dépourvus de chlorophylle; sauver une petite portion saine d’une
plante malade pour laquelle il n’est pas possible de faire une bouture;
multiplier des plantes qui émettent des racines avec difficulté. La
greffe se réalise de préférence sur les Cactaceae, mais aussi sur les
Euphorbiacea et les Asclepiadaceae. La période la meilleure est celle
où les plantes sont en pleine végétation, c’est à dire mi-avril à
mi-août. La greffe se réalise de préférence sur des plantes jeunes qui
n’ont pas de parties lignifiées; elle est aussi possible sur des semis
avec une technique décrite au sujet des
semis
et à la page FAQ: question n° 22 relative à la
greffe
hypocotyle.
Les bons
porte-greffes pour les Cactaceae sont: Trichocereus spachianus, T.
macrogonus, T. pachianoi, T. bridgesii, Opuntia, Hylocereus;
Echinopsis se prête bien pour Aztekium, Ariocarpus, Uebelmannia;
Myrtillocactus est très indiqué pour Ortegocactus; Harrisia pour
Sulcorebutia. Parmi les succulentes: Ceropegia woody pour les
Asclepiadaceae; Pachipodium lameri et Oleandro pour les Apocyniaceae;
Stapelia pour Hoodia, Trichocaulon, Tavaresia; Euphorbia mammillaris
et E. canariensis pour Euphorbia en général; Alluaudia
procera pour les Didieraceae; Crassula portulacea pour les
Crassulaceae.
Concernant
les modalités d’exécution, la superposition horizontales est
parmi les plus employées. On désinfecte avec de l’alcool la lame du
"cutter " avec laquelle on coupe à l’horizontale le sommet du
porte-greffe de façon nette et sans créer d’escaliers, avec un
mouvement avant-arrière. On régularise les contours soit du
porte-greffe soit du greffon, en agissant rapidement pour ne pas
laisser sécher les coupes. Le prof. Lodi
conseille de poser sur les coupes une fine tranche de quelques
millimètres d’épaisseur. On superpose les deux parties avec un
mouvement avant-arrière
pour éliminer les éventuelles bulles d’air en faisant coïncider les
faisceaux vasculaires. Si les diamètres sont différents, il convient
de déplacer le greffon latéralement afin de faire superposer les
vaisseaux. Plus les points de contact sont nombreux, mieux la greffe
réussira. On exerce un légère pression sur le greffon et on le fixe
avec deux robustes épines de cactus, puis on passe un élastique sur le
dessus du greffon et le dessous du pot. La pression devra être légère
pour ne pas compromettre le travail.
La superposition oblique se
réalise de la même manière, avec la différence que l’on a à sa
disposition une surface de greffe supérieure.
Pour la greffe à encastrement, voir la partie droite de la Fig.
1
La greffe en fente est
indiquée pour Schlumbergera, Aporocactus, Wilcoxia, en utilisant comme
porte-greffe, Perskiopsis, et en l’attachant avec du raphia. On le
réalise, comme dans la figure 2.
LA REPRODUCTION SEXUÉE
Reportez-vous à la
page:
Les semis

RECIPIENTS DE CULTURE
Les pots. Sauf si
l’on vit dans une zone particulièrement favorable, les plantes grasses
doivent être cultivées en pots. Dans le passé on a beaucoup discuté
pour savoir si l’on doit préférer les pots en plastique ou ceux de
terre cuite. Aujourd’hui presque tout le monde s’accorde sur la
supériorité des pots en plastique: plus légers, moins chers, faciles à
désinfecter, ils se sèchent moins rapidement que ceux en terre cuite,
ne créent pas d’encroûtements, les racines ne se collent pas aux
parois. La couleur la plus adaptée est la marron, non seulement pour
une meilleure esthétique, mais parce que la noire, pourtant assez
commune, exposée au soleil, réchauffe trop les racines avec des
risques de brûlures. Quant à la forme, celle carrée à la faveur de la
majorité, car elle utilise toute la place mise à sa disposition sur
les rayons. (+27% de surface utile).
Après chaque dépotage, tous les contenants doivent être désinfectés
avant de les réutiliser. On commence en mettant les pots à ramollir
dans un seau, pus avec l’aide d’un pinceau on ôte les résidus de
terre. Ensuite un rinçage soigneux puis la désinfection avec du formaldéhyde, lysoforme ou
eau de Javel dans une proportion d’une partie de produit contre dix
d’eau. Les pots resteront immergés dans la solution pour au moins deux
jours, après quoi on procédera à un abondant lavage.
Les instruments. Eux
aussi ils doivent être périodiquement désinfectés en utilisant la même
méthode que les pots. Pour les couteaux, les cutters et les ciseaux,
on utilisera de l’alcool dénaturé.
Les plateaux. Il est
assez utile de garder les vases de dimension moyenne dans des plateaux.
Il en résulte l’avantage d’une facilité de transport ainsi que pour l’arrosage
et la fertilisation qui pourra être réalisée aisément par le bas.
Le rempotage. Il
faut le réaliser dans des pots de dimensions appropriées, ni trop
petits pour ne pas comprimer les racines qui rendraient difficiles les
arrosages et les fertilisations, mais pas non plus trop grands pour ne
pas avoir l’inconvénient des racines qui se dirigent immédiatement
vers les parois sans remplir tout le bloc de terre car dans un bref
délai il faudrait de nouveau rempoter avec des problèmes d’esthétique
et pour l’espace mis à disposition. Habituellement on prend un pot de
deux ou trois centimètres plus grand que le précédent. Les plantes à
racine pivotante demandent un pot plus profond que large, tandis qu’une
ramifiée en demande un contraire. Dans le cas d’un premier rempotage (après
un semis), on utilise des petits pots de 6-7 cm. On déconseille ceux
très petits de 2,5 cm. qui se sèchent trop rapidement.
On doit rempoter, même si elles
semblent n’en avoir pas besoin, les plantes achetées dans les
supermarchés et jardineries non spécialisées, qui habituellement les
font croître sur de la tourbe, qui à la longue se révèle nuisible pour
les succulentes. On immerge les pots dans l’eau jusqu’à ce que la
tourbe soit bien imprégnée; on retire les plantes du pot et on les met
sous un jet d’eau jusqu’à ce que toute la tourbe soit partie; ensuite
on laisse les racines s’essuyer durant quelques jours à l’ombre, on
les rempote ensuite dans un terreau adapté.
Cette opération se fait,
habituellement au printemps mais il n’y a aucun inconvénient à ce qu’elle
soit faite à n’importe quelle saison, excepté en automne alors que les
plantes se préparent au repos hivernal. On ne rempote pas tous les ans,
mais seulement quand on note de manière évidente que le pot est devenu
trop petit ou que les racines comment à sortir du trou d’écoulement,
ou enfin si l’on s’aperçoit que la plante, souffrante, ne s’accroît
plus.
Pour faciliter le rempotage des
plantes d’une certaine dimension, outre les gants épais de jardinier,
on s’aide du classique journal replié plusieurs fois et passé autour
de la plante, le vase retourné est tapé contre le bord d’une table ou
d’un morceau de bois. On arrange les racines, on ôte celles mortes, on
taille celles emmêlées ou trop longues, on vérifie s’il y a des
parasites à éliminer. Si le trou d’écoulement est grand, on le
recouvre d’un morceau de poterie, on dépose sur le fond quelques
centimètres de matériel drainant (argile expansée, gravier, pouzzolane,
ponce), on verse un peu de compost frais, on
pose la plante avec les racines étalées, si possible, et on termine de
verser le compost qui doit arriver à 2-3 cm. du bord, au même niveau
que le collet de la plante. Avant d’arroser et éventuellement de
fertiliser, attendre une semaine pour donner le temps aux blessures de
cicatriser et à la plante de récupérer.

L’ARROSAGE
Ce sujet ayant été traité dans
Cactaceae,
Facteurs de
croissance, et
Notices de culture, je ne traiterai dans ce
paragraphe que de la qualité de l’eau. Personnellement je préfère
utiliser l’eau de pluie, recueillie 15 minutes après que la
précipitation a commencé, de manière à être débarrassée des impuretés,
poussières et spores pathogènes et en veillant au pH (pluies acides).
Certains font bouillir puis reposer l’eau du robinet, solutionnant
seulement une partie du problème, on peut considérer de plus que quand
on a beaucoup de plantes, cela se révèle long et fastidieux. D’autres
ajoutent de l’acide oxalique, d’autre de l’acide phosphorique, de
l’acide sulfurique ou nitrique jusqu’à rejoindre le pH voulu (normalement
5,5-6,5), ou bien des produits spécifiques en vente aussi dans les
supermarchés. Voici quelques paramètres:
- l’eau bouillie pendant 10
minutes perd 10% de calcaire;
-
" "
"
30
" " 50% "
-
l'eau laissée
reposer durant une semaine perd 10% de calcaire.
- Un litre d’eau avec
adjonction de 1,2 ml d’acide sulfurique à 98% abaisse la dureté d’un
degré DH. Donc, en supposant que l’eau du robinet contienne 150 mg
d’oxyde de calcium (Ca O) par litre, et donc 15° DH, nous devrons
utiliser 18 ml d’acide sulfurique par litre d’eau pour éliminer tout
le calcaire présent.
Une solution peut être celle de récolter l’eau de pluie tombée du toit,
éventuellement mélangée avec l’eau du robinet pour en corriger, si
c’est le cas, l’acidité excessive. Le pH peut se mesurer avec les
rubans de papier de tournesol ou avec les trousses de mesure utilisés
en aquariophilie et dans les adoucisseurs d’eau.
Un autre paramètre à bien considérer est celui de la salinité de la
solution nutritive finale (conductibilité électrique) à maintenir
entre 1,6-2,5 mS/cm.
Il est préférable de préparer la solution au moment de l’utilisation
car le calcaire, normalement présent dans l’eau, au contact du
phosphore tend à précipiter et à former un sel non assimilable par les
plantes. Une autre solution pourrait être celle d’acidifier la
solution.

LES
ENGRAIS
Il s’agit de produits capables d’apporter au sol des
substances nutritives. Il y en a de naturels (organiques) et des
chimiques sous des formes et dosages variés: liquides, en poudre, en
granulés, en pilules, en pains etc. Dans un bon terrain on trouve des
macroéléments comme: l’azote, le phosphore, le potassium, le
calcaire, le soufre, le magnésium et le fer, tous indispensables pour
permettre à la plante de vivre ainsi que l’oxygène et le gaz
carbonique, sous forme d’anhydride, combinés à l’air et à l’hydrogène
de l’eau.
L’azote est un régulateur
de croissance, nécessaire pour la synthèse des protéines et la
formation de la matière vivante. Il est présent dans la matière
organique et dans l’humus et est transporté par le
phloème et le xylème. Il pourvoit à la
construction de la structure des tissus en combinaison avec l’oxygène
et l’hydrogène de l’eau, et au Carbone photosynthétique. Des micro
organismes spéciaux pourvoient à la transformation de l’azote
organique en azote ammoniacal et ensuite nitrique qui est la forme
sous laquelle la plante peut l’assimiler le plus facilement (80-90%). Aucune plante verte ne peut assimiler l’azote atmosphérique
sans entrer en symbiose avec des bactéries ou des organismes
Frankia. Il est fourni par réaction
chimique avec le nitrate d’ammonium, le sulfate d’ammonium et l’urée,
tous trois à réaction non alcaline, ou bien par voie naturelle
moyennant le sang séché et la corne torréfiée (le premier d’assimilation
rapide, la seconde à cession lente). Les plantes grasses, en
considérant leur structure et l’ambiance dans laquelle elles vivent,
demandent peu d’azote si on ne veut pas les prédisposer aux maladies.
Le phosphore est un
constituant des acides nucléiques (ADN-ARN), et de l’adenositriphosphate
(ATP), il est présent dans les chromosomes, ses composés organiques
sont fondamentaux dans les processus énergétiques; il se lie aux
substances organiques et aux colloïdes, et c’est à la plante elle-même
de régler la disponibilité de la substance; il stimule les méristhèmes
apicaux et racinaires, contribue au maintien du bon état de santé,
renforce les défenses contre les maladies et les épreuves, favorise la
floraison et la formation des graines, transforme la lymphe brute en
élaborée. Puisque le sol en est souvent peu pourvu il est fourni sous
forme de superphosphate minéral qui devrait être parfaitement soluble
dans l’eau. Il ne se dégrade pas facilement comme cela se produit pour
l’azote nitrique. La farine d’os et le guano sont, parmi les engrais
naturels ceux qui ont le contenu en phosphore le plus élevé.
Le potassium est fondamental dans le processus
osmotique des cellules, il est présent dans le cytoplasme et dans les
vacuoles, il détermine la pression hydraulique interne, rend les
plantes plus robustes, forme la réserve de sucres, donne la couleur
aux fleurs et règle la transpiration. Sa carence donne à la plante un
aspect fané. Il se maintient dans le terrain car il est ne se disperse
pas. On l’utilise sous forme de sulfate de potasse, un sel très
soluble dans l’eau avec un titre très élevé (50-52).
Le soufre et le calcium
sont en général en quantité suffisante dans la terre franche mais pas
toujours dans les terreaux préparés. Le premier est le constituant des
aminoacides soufrés et est dévolu à la synthèse des protéines; le
second est un composant des membranes cellulaires et des pectines, il
active les enzymes, neutralise les acides organiques, ralentit le
vieillissement des tissus, fortifie les plantes contre les attaques
parasitaires, supervise les échanges hydriques et le transport de la
lymphe ainsi que le développement des racines.
Le magnésium est un
composant de la chlorophylle, il facilite le transfert du phosphore,
c’est un activateur des réactions biochimiques, il entre dans la
synthèse de l’amidon et des sucres. Il est administré avec les
fertilisations car souvent, pour des motifs variés, il est absent dans
le terrain et cause de chloroses.
Le fer sert au
développement des chloroplastes pour la synthèse de la chlorophylle,
il règle la photosynthèse et la respiration cellulaire, entre dans la
constitution d’enzymes variés. L’apport se fait sous forme de chélate
(EDTA,DTPA,EDDHA). Son absence provoque la chlorose ferrique qui fait
prendre à la plante une coloration jaune.
Parmi les oligo-éléments à
action catalytique qui doivent être présents,
mais en infime quantité (moins de 0,01%) notons:
-
le bore pour le transport des sucre et le développement
méristhématique;
- le manganèse
pour la photosynthèse et l’activation enzymatique;
- le cuivre pour
l’activation enzymatique et la synthèse des protéines;
- le zinc pour l’activation enzymatique,
la synthèse des protéines et des hormones;
- le molybdène pour le métabolisme de l’azote;
- le chlore pour la photosynthèse.
Il y a aussi d’autres éléments
tels que le silicium, l’aluminium, le cobalt, le nickel, le
sélénium, le vanadium qui sont présents habituellement dans l’eau
et donc les plantes ne devraient pas en manquer.
Les oligo-éléments sont les
composants essentiels des systèmes enzymatiques des cellules, où ils
agissent comme cofacteurs; ils peuvent aussi être absorbés par voie
foliaire.
L’entrée de la solution nutritive
se produit principalement par les racines par osmose et par absorption
active. A travers les feuilles les plantes assimilent l’anhydride
carbonique, les éléments fournis par l’homme et en faible partie,
l’eau.
On ne fertilise pas durant le
repos de la plante, ni immédiatement après un rempotage. La
concentration des sels solubles doit être de moins de 2 pour mille, et
encore mieux à 0,5 pour mille en augmentant par contre la fréquence d’administration.
Le rapport et non pas le dosage entre les principaux éléments: azote,
phosphore et potassium devrait être de 1-2-4 ou
1-3-5, c’est, à dire peu d’azote, beaucoup de phosphore et encore plus
de potasse.
En ce qui concerne le mode de
distribution, on peut opter selon les cas, entre l’arrosage ou le
mélange au terreau. On peut utiliser 1 g. de sulfate d’ammonium, 11 g
de superphosphate, 6 g de sulfate de potasse, 2 g de sulfate de
magnésie ou bien mélanger en parts égales du sulfate de potasse et du
phosphate monopotassique à dissoudre dans l’eau dans le rapport de 0,5
g par litre. Toutefois il est nettement plus pratique d’utiliser des
produits concentrés contenant aussi des oligo éléments, que l’on dilue
au moment de l’utilisation et que l’on trouve facilement. Pour ce qui
concerne la quantité d’engrais à additionner au compost, elle devra
être d‘environ 3 g par litre.
Les plantes à croissance lente ne
devraient pas être fertilisées car à cause de leur structure, elles ne
peuvent absorber que de faibles quantités de nutriments et donc il y
en a suffisamment dans le terrain et dans l’eau.
CHAUFFAGE – HUMIDITÉ –
OMBRAGE – VENTILATION
Nous
vous renvoyons pour tous ces sujets à la page qui s’occupe de
la serre.

MINIMUMS HIVERNAUX
Cliquer ici
LES SOINS SAISONNIERS
Au printemps. En mars
ou en février si les plantes sont en serre, on aperçoit les premiers
signes du réveil végétatif. Quelques Mammillaria, quelques Notocactus et
Mesembryanthemium ont déjà leurs bourgeons prêts, pour cette
raison, la tentation de les arroser est très forte en nous: ce serait
une erreur qui pourrait provoquer la pourriture des plantes. En
réalité, ces plantes ont des réserves hydriques telles qu’elles
peuvent fleurir sans avoir besoin d’eau. Celles qui proviennent des
déserts se délectent d’une exposition au soleil, pas à l’air libre,
réalisée progressivement afin d’éviter les brûlures qui défigureraient
les plantes pour longtemps. Les cactus des forêts seront mis en
position lumineuse, mais pas au soleil.
Vers la mi-mars on commence à
arroser le matin, avec modération, spécialement celles qui donnent des
signes de souffrance, en veillant à la température qui devrait être d’au
moins 15°C. On commence aussi les fertilisations liquides.
Février et mars sont les mois les
mieux indiqués pour les rempotages et pour éclaircir les semis de l’année
précédente. Pour remplacer la terre désormais épuisée par la nouvelle,
à laquelle on aura ajouté un fertilisant phosphopotassique ou de la
farine d’os. On recherchera aussi les éventuels parasites tels que la
cochenille et l’araignée rouge.
En avril on
peut commencer les semis à la température ambiante et le mois suivant
les greffes.
L’été.
Les plantes sont pour la plupart en pleine activité,
elles seront arrosées de préférence le soir si la terre paraît sèche.
Attention à la grêle (un filet protecteur est utile), aux gros orages
et aux rafales violentes du vent qui peuvent causer des dommages. On
continue les fertilisations et pour la fin août, on ne réalise plus de
greffes.
En automne.
Au début de septembre les plantes se préparent au repos,
beaucoup de Mesembryanthemacées commencent à fleurir, cependant, nous
suspendons à tous les fertilisations et nous ralentissons les
arrosages. Celles qui sont à l’extérieur seront abritées de la pluie
et à la fin du mois on les renferme, en regardant bien s’il n’y a pas
de parasites et de limaces qui souvent se réfugient sous le bord des
pots. Celui qui dispose d’une serre devrait utiliser un soufflet et
poudrer avec les plantes à l’aide d’un bon anti cryptogamique mélangé
à un anti parasitaire, en ayant revêtu des habits adaptés et mis un
masque, ensuite prendre une bonne douche.
Durant cette période, beaucoup font les semis des sujets à croissance
en automne hiver.
En hiver.
En novembre, avec l’abaissement de la température, on a
suspendu les arrosages, la terre se sèche et les plantes se mettent en
repos. Il est temps d’installer un chauffage, de manière à assurer
4/6° C. à la majorité des cactaceae. Beaucoup de succulentes demandent,
au contraire, une température plus élevée comme vous pourrez le voir
en allant à la page
minimums
hivernaux. On essaiera, si possible de réduire l’humidité
ambiante néfaste moyennant un ventilateur. Celui qui possède une serre
peut recevoir plus d’informations en sélectionnant
la serre. Les autres devraient mettre leurs
plantes dans un local non chauffé comme un garage, un grenier, une
mezzanine, un escalier ou même une cave. Si la température devait
descendre trop, on peut envelopper les pots dans un papier journal ou
du tissu non tissé. Il est préférable d’avoir un local éclairé, mais
si les plantes sont au repos complet, peu de lumière ne leur causera
aucun dommage.
Certaines personnes préfèrent anticiper les semis en les faisant
durant les mois de décembre et janvier. Ils ont recours évidemment au
chauffage et à la lumière artificielle ou mieux à une
serre de germination comme décrit à
la page des
semis. Dans ces cas, nous
recommandons la
Désinfection
du substrat et le
semis en air confiné moyennant la
méthode du sachet
ou de la pellicule
transparente.
PROGRAMME DES OPÉRATIONS CULTURALES
|
MOIS |
Jan |
Fév |
Mars |
Avr |
Mai |
Juin |
Juil |
Août |
Sept |
Oct |
Nov |
Dec |
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- Arrosage |
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- Fumage |
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- Désinfection |
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- Rempotage |
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- Semis |
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- Bouture |
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- Greffe |
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- Abri d'hiver |
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LES FORMES ETRANGES
En
culture, plus que dans la nature, on trouve des formes inhabituelles
que l’on nomme cristations, dichotomies, monstruosités,
spiralisations.
La cristation dite
aussi fasciation, est une anomalie (pas une maladie), moyennant
laquelle l’apex végétatif au lieu de se développer en hauteur tend à
s’élargir en créant une sorte de crête ou d’éventail qui avec le temps
forme des plis et des courbes particulières.
Dans le cas de la dichotomie l’apex végétatif (méristhème apical) se divise en deux
donnant lieu à la typique plante à deux têtes. Lorsque les têtes sont
nombreuses même si elles sont apparemment normales, on parle de
monstruosité.
Les plantes avec des anomalies
apicales sont très nombreuses, parmi les cactaceae citons:
Myrtillocactus geometrizans, Lophocereus schottii,
Cereus peruvianus, Monvillea spegazzinii;
Mammillaria bocasana, M.spinosissima, M.zeilmanniana, M.parkinsonnii,
M.nejapensis, Trichocereus bridgesii, Cereus forbesii, Stenocereus
marginatus, Sulcorebutia rauschii. Parmi les autres succulentes: Euphorbia echinus, E.pugniformis, E.piscidermis,
E.obesa, E.lanaganii, Aeonium tabulaeformis, Alluaudia procera,
Echeveria sangusta.
Les causes de ces anomalies
sont encore inconnues, même si certains voudraient les faire remonter
à des attaques fongiques, des lésions ou un excès de vigueur.
Cependant toute tentative de les reproduire artificiellement a échoué.
La multiplication se fait par
bouturage ou greffe, rarement par semis, soit parce que parfois la
fasciation ne permet pas la floraison et aussi quand il y a production
de graines on obtient des plantes normales. Les exceptions ne manquent
pas comme cela arrive par exemple avec Cereus peruvianus
monstruosus et Gymnocalycium quelhianum qui produisent des
graines desquelles poussent des plantes normales. Dans le cas des
Gymnocalycium il faut polliniser un sujet cristé avec un normal.
La spiralisation.
C’est un phénomène rare, selon lequel certaines plantes, le plus
souvent colonnaires, à cause de modifications probablement génétiques
dans le méristhème apical, y provoquent un accroissement moindre par
rapport aux tissus adjacents, de manière à produire une tige avec des
plans disposés obliquement (en spirale). Des exemples typiques se
trouvent chez Astrophytum myriostigma, Copiapoa cinerea,
Euphorbia groenwaldii.
La panachure est
un manque de chlorophylle qui peut intéresser toute la plante ou
seulement une partie et dans ces cas elle prend une coloration jaune
ou rouge. Un cas typique est celui de Gymnocalycium mihanoviccii
qui, manquant totalement de chlorophylle doit être greffé pour
survivre. Au Japon on trouve une grande production de plantes
panachées artificiellement moyennant des expositions aux radiations
électromagnétiques.
Les chimères
constituent un cas particulier, dans lequel les tissus de plantes qui
ne sont pas de la même espèce, s’unissent pour donner lieu à un sujet
à l’aspect imprévisible. On pense qu’Echinopsis jaku-jo entre
dans cette catégorie
Les mutations génétiques. Si une
plante à a un certain moment un rejet avec des caractéristiques peu
communes par rapport à son espèce,
on est en
présence d’une mutation, appelée sport qui, si elle paraît amélioratrice, peut donner source à une
multiplication. Le producteur d’un nouveau cultivar peut le breveter
pour une exploitation commerciale.

NOUVELLE COLLECTION
Souvent celui qui commence une nouvelle collection le fait presque
inconsciemment, en achetant quelques petites plantes au supermarché ou
chez le fleuriste de son quartier car ils est attiré par son aspect
captivant. Ensuite, d’autres viendront pour tenir compagnie aux
premières; et rapidement on se retrouve avec une vingtaine de jolis
pots. A cet instant précis, le "virus collectionis" a pénétré dans
l’esprit de l’imprudent qui se prépare à devenir un cactophile. C’est
la phase durant laquelle on lit tout ce qui traite des plantes grasses,
dans les livres et les revues. On recherche des passionnés qui
habitent dans le même coin, on adhère peut-être à une association,
Commence alors une insatiable recherche sur le net, on trouve toujours
de nouveaux sites, on lit les messages sur quelques News Group ou bien
on s’inscrit à une Mailing list: c’est un monde nouveau et immense qui
s’ouvre à nos yeux. On voudrait posséder toutes ces plantes aux
floraisons splendides, et c’est justement là qu’un bon conseil peut
devenir utile.
Chacun à ses goûts personnels qu’il
est bon de respecter, mais pour réussir, il faut tenir compte des
conditions de vie que nous offrons à nos plantes en rapport à leurs
exigences. Celui qui a un simple balcon peut cultiver, durant la bonne
saison, un certain type de plantes au nombre en rapport avec la place
dont il dispose. Mais en hiver il devra pouvoir l’abriter dans un
espace non chauffé à l’intérieur de la maison à moins qu’on ne
choisisse de cultiver des Sempervivum, Opunita, Chamaecereus
qui peuvent rester à l’extérieur s’ils sont protégés de la pluie.
Celui qui possède une terrasse à beaucoup de possibilités en plus
spécialement s’il peut construire un lieu à l’abri de la pluie avec à
l’intérieur un chauffage pouvant maintenir une faible chaleur (4/6°
C.). Les chanceux qui possèdent une serre n’ont aucune limite aux
spécialités cultivables.
Je voudrais vous avertir, à ce
propos, qu’il est préférable de se limiter à un choix d’une ou deux
familles ou genres. Un autre critère pourrait être celui géographique,
en cultivant des plantes de divers genres mais qui, dans la nature
vivent dans un même environnement déterminé. Ces choix, outre d’être
déterminés par le goût de chacun, doivent tenir compte de l’exposition
qu’on peut leur offrir. Par exemple, si le lieu de culture est exposé
au Nord on peut cultiver Haworthia, Gastera, diverses Crassulaceées, des cactus épiphytes. Tandis
que si on reçoit le soleil au Sud, les possibilités sont très
nombreuses: presque toutes les cactacées, beaucoup de
succulentes y compris les gracieux Lithops. Durant la bonne
saison, il sera bon de leur installer une toile d’ombrage. Etant donné
que l’on est encore des néophytes, on choisira les genres les moins
difficiles comme Aporocactus, Echinopsis, Ferocactus, Notocactus,
Turbinicarpus, Astrophytum, Lobivia, Echinocereus, beaucoup de
Mammillaria, et pour ceux qui les aiment, les cactus colonnaires:
Cereus, Cephalocereus, Cleistocactus, Espostoa. Parmi les
succulentes non cactacées notre choix pourrait tomber sur Echeveria,
certaines Euphorbia, Mesembrianthemacées, Kalanchoe, Nolina,
Senecio, Tacitus.
Dès qu’on les a amenés à la
maison, les plantes doivent être rempotées pour vérifier la présence
ou non de parasites, l’état de leurs racines et changer leur substrat
selon ce qui est indiqué au sujet du
rempotage.

LA TAXONOMIE
Déjà Aristote (384/322 Av. JC.) avait effectué une tentative pour
chercher à mettre de l’ordre dans la classification embrouillée des
individus, à travers des systèmes qui puissent se révéler simples et
précis en même temps. La classification des organismes est un système
hiérarchique de niveaux, basé sur les hypothèses évolutives (selon ce
que Darwin préconisa) qui dans les cas des succulentes, puisqu’elles
sont d’origine plutôt récente, sont dans l’état actuel de nos
connaissances, d’une classification difficile et donc la cause
principale de la confusion taxonomique qui la distingue. L’actuel
système de classification latine à caractère bi-nominal est du au
naturaliste suédois Karl Von Linné (1707-1778). Les critères employés
dans la classification moderne sont l’anatomie, les stades de
développement, les affinités biochimiques (séquence des aminoacides
dans les protéines codifiées par l’ADN.)
Le règne Végétal, sujet de notre intérêt, est actuellement représenté
par les Spermatophytes (Phanérogames) caractérisées par la production
de graines;les Spermatophytes se subdivisent en Angiospermes (avec
graines et fleurs), et en Gymnospermes (graines sans fleurs);
les
Angiospermes à leur tour se subdivisent en Dicotylédones (deux
cotylédons) et Monocotylédones (un seul cotylédon).
DEFINITIONS TAXONOMIQUES. Pour le sujet qui nous occupe, il est
important de connaître les familles qui réunissent les plantes ayant
des caractères principaux bien définis. On y ajoute la désinence acea.
Avec l’éventuelle sous-famille la désinence devient oidea.
Les tribus accueillent des plantes avec des caractères différents des
autres sujets à l’intérieur de la même famille. On y ajoute la
désinence eae (inae dans le cas d’une sous-tribu).
Le genre comprend
des espèces proches avec des caractères communs. Il représente le nom
de la plante, écrit en latin avec une initiale majuscule et doit être
un substantif. La pollinisation entre espèces différentes du même
genre donne naissance à un hybride.
L’espèce réunit
les plantes ayant tous les caractères en commun. Il représente le
prénom de la plante, toujours exprimé en latin mais avec une lettre
minuscule. Il peut être un adjectif qui, dans ce cas, s’accorde avec
le genre ou un substantif qui peut ne pas s’accorder ou un nom de
personne qui ne s’accorde jamais. La pollinisation entre deux plantes
de la même espèce produira des plantes semblables à leurs parents.
La sous-espèce (subsp)
constitue un groupe de rang inférieur à l’espèce et duquel elle
diffère par quelques caractéristiques importantes.
La variété: quand
des graines on obtient des sujets avec des caractéristiques
particulières différentes de la plante mère, on lui assigne un
troisième nom précédé de l’abréviation var.
Le cultivar. Variété
sélectionnée ou obtenue exclusivement au moyen d’une culture par des
hybridations ou des sélections. Le nom du cultivar s’enferme entre
guillemets simples avec l’initiale majuscule, ajouté au nom notogénérique.
Les hybrides peuvent
au contraire avoir une origine soit naturelle soit artificielle et
pour cela ils peuvent comporter la combinaison des deux noms des
espèces génitrices séparés par un "x" comme dans Hawortia truncata x
maughanii ou par un nom double se référant à l’espèce comme il arrive
dans Sempervivum x roseum et dans Echeveria x kirchneriana.
Si l’hybride descend de deux genres différents il est permis d’attribuer
un nouveau nom dit "notogénérique" formé en entier
ou en partie des deux noms des plantes génitrices comme par exemple
dans Pachyveria (Pachyphytum + Echeveria) et dans Aporophyllum (Aporocactus + Epihyllum).
Une dernière différence est celle donnée à la forme particulière que
la plante peut acquérir; on l’abrège avec en ajout un mot qui en
rappelle la forme.Tous les noms botaniques s’écrivent en écriture cursive
(caractères italiques comme ces).
USDA ZONES
|
USDA Zone (1990) |
Températures
(Celsius) |
Températures
(Fahrenheit) |
USDA Zone (1960) |
|
Zone 1 |
-45.6 and
below |
below -50 |
Zone 1 |
|
Zone 2a |
-42.8 to
-45.5 |
-45 to -50 |
Zone 2 |
|
Zone 2b |
-40.0 to
-42.7 |
-40 to -45 |
|
Zone 3a |
-37.3 to
-39.9 |
-35 to -40 |
Zone 3 |
|
Zone 3b |
-34.5 to
-37.2 |
-30 to -35 |
|
Zone 4a |
-31.7 to
-34.4 |
-25 to -30 |
Zone 4 |
|
Zone 4b |
-28.9 to
-31.6 |
-20 to -25 |
|
Zone 5a |
-26.2 to
-28.8 |
-15 to -20 |
Zone 5 |
|
Zone 5b |
-23.4 to
-26.1 |
-10 to -15 |
|
Zone 6a |
-20.6 to
-23.3 |
-5 to -10 |
Zone 6 |
|
Zone 6b |
-17.8 to
-20.5 |
0 to -5 |
|
Zone 7a |
-15.0 to
-17.7 |
5 to 0 |
Zone 7 |
|
Zone 7b |
-12.3 to
-14.9 |
10 to 5 |
|
Zone 8a |
-9.5 to
-12.2 |
15 to 10 |
Zone 8 |
|
Zone 8b |
-6.7 to -9.4 |
20 to 15 |
|
Zone 9a |
-3.9 to -6.6 |
25 to 20 |
Zone 9 |
|
Zone 9b |
-1.2 to -3.8 |
30 to 25 |
|
Zone 10a |
1.6 to -1.1 |
35 to 30 |
Zone 10 |
|
Zone 10b |
4.4 to 1.7 |
40 to 35 |
|
Zone 11 |
4.5 and
above |
40 and above |
Zone 11 |
Pour transformer les degrés Centigrades en Fahrenheit:
(9 x °C : 5)+32
Pour transformer les degrés Fahrenheit en Centigrades 5
x (°F-32): 9
|
|