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et leurs secrets
Comment elles vivent, fonctionnent, se
reproduisent, s’adaptent à l’environnement
Les facteurs
de croissance
Les éléments
qui déterminent le développement des plantes:
la
chaleur, l’eau, la lumière, l’alimentation, sont strictement
interdépendants, dans le sens que si l’un d’eux augmente les autres
doivent aussi augmenter, bien entendu dans des limites bien
déterminées, et vice versa. Par exemple si l’on arrose d’avantage, il
faut aussi augmenter l’éclairement, la température et la
fertilisation. Mais puisque chaque plante a un équilibre propre qui
oscille entre une limite minimale, une maximale et une position
optimale, en rapport avec chaque facteur, il s’ensuit que plus les
facteurs rejoignent le niveau optimal moins auront d’influence ceux
qui ne le rejoignent pas. Toutefois, si un quelconque élément est en
dessous du niveau minimum, toute l’activité végétative est bloquée car
la plante ne peut utiliser aucun des autres éléments qu’elle a
pourtant à sa disposition (loi du minimum de Giusto Liebig). Il faut
garder présent que beaucoup de plantes ont des limites suffisamment
amples et se révèlent tolérantes (ainsi nommées plantes faciles),
tandis que d’autres le sont très peu (plantes difficiles). Il est donc
important de connaître les conditions climatiques que les plantes
affrontent dans leur habitat, sans qu’il soit cependant nécessaire de
recréer ces conditions la, chose d’ailleurs quasiment impossible.
La chaleur
C’est le
facteur qui détermine la croissance en ce qu’il conditionne les
fonctions vitales, en réglant leur intensité. En culture, spécialement
l’hiver, les plantes sont gardées à une température légèrement plus
élevée que dans la nature, à cause des difficultés que l’on rencontre
pour obtenir des taux d’humidité très bas. Les valeurs minimales
indiquées sur les tableaux de culture ont été déterminés de manière
que les espèces les plus sensibles au froid ne subissent pas de
dégâts. Pour l’été la température idéale est de 25-35°C. on peut
tolérer des pointes à 40°C. mais en sachant bien qu’à 50°C. les
cellules végétales commencent à mourir, si la haute température ne
s’accompagne pas d’une intense ventilation. Le repos, à température et
humidité de l’air basses (sauf quelques exceptions sporadiques), avec
une administration d’eau rare ou nulle, est indispensable à la
floraison des cactacées.
Les arrosages
C’est la
solution circulante, partie intégrante de la matière vivante, source
d’équilibre dans la présence de micro-organismes, élément essentiel de
la nutrition végétale en ce qu’il permet l’absorption des sels
minéraux; elle est assumée par les plantes depuis le sol et en faible
part par l’air.
Il meurt davantage de plantes par trop d’eau que par
trop peu, en outre il est plus facile de remédier au second cas,
plutôt qu’au premier. L’excès prolongé d’eau occupe les interstices
vides du sol, cause d’asphyxie des racines et de pourriture de la
tige.
Si on apprend à observer les plantes elles indiquent, après la période
de repos, quand le moment est venu d’arroser, car elles présentent une
zone apicale plus verte. Pour éviter l’accumulation de calcaire dans
le sol, il est prudent d’arroser toujours avec de l’eau de pluie,
récoltée par exemple depuis le toit et conservée au noir, pour éviter
la croissance des algues. L’arrosage doit être exécuté à fond et le soir, durant
la période estivale, tandis qu’au début de la saison et en automne il
est préférable d’accomplir cette opération le matin.
La lumière
C’est
l’élément indispensable à la fonction chlorophyllienne c’est à dire à
la formation de substances organiques à partir de l’anhydride
carbonique et de l’eau, par l’effet de l’énergie lumineuse. En
d’autres mots il s’agit du processus à travers lequel les végétaux
sont en mesure de capturer et d’emmagasiner l’énergie solaire qui sera
libérée au moment opportun afin d’activer les nombreuses et complexes
réactions chimiques.
Mais toutes les succulentes ne réclament pas la lumière dans la même
proportion, certaines espèces apprécient le plein soleil durant toute
le journée, d’autre un soleil voilé par des nattes ou des voiles, à la
manière dont les herbes et les arbustes le font dans leur habitat,
d’autres enfin préfèrent l’ombre et une humidité élevée comme on le
rencontre chez les genres épiphytes originaires des forêts. Mais même
les plantes aimant le soleil peuvent se brûler si on ne prend pas la
précaution de les habituer graduellement, comme cela arrive à notre
peau en été à la mer ou en montagne.
L’alimentation
Tous les êtres vivants en
ont besoin; les plantes retirent du terrain les sels minéraux dissous
dans l’eau, et de l’air l’anhydride carbonique. La ventilation est de
la première importance pour la formation de la matière vivante et pour
la régulation de la température interne. Il faut éviter, au contraire
les courants d’air et les vents coulis. La fertilisation s’effectue à
la moitié de celle recommandée par le fabricant, et selon un taux qui
ne devrait pas s’éloigner beaucoup de: Azote une part, Phosphore deux
parts, Potassium quatre part, à la dilution de un pour mille
.
La loi de
Liebig n’est pas seulement valable pour les facteurs de croissance,
mais aussi pour les éléments nutritifs, en ce que si un élément
fertilisant se raréfie, toute la production végétale s’en ressent, en
profitant moins du fertilisant présent. Les plantes, sans aucune
exception, ne doivent pas être nourries ni durant la période de repos,
ni après une transplantation. Pour de plus amples renseignements,
consulter la page
Pratiques
culturales.
Les maladies
elles peuvent
être d’abord la cause de l’arrêt de croissance et ensuite de la mort
de la plante, pour cela un contrôle vigilant est nécessaire afin
qu’elles ne se développent pas.
Les plus communs des parasites animaux sont les cochenilles qui
s’accumulent le long des tiges et des racines. La lutte s’effectue à
l’aide de vaporisations et d’arrosages au 2 pour mille d’un des
nombreux produits spécifiques qu’on trouve dans le commerce (p. ex. à
base de Diazinon). L’araignée rouge est aussi dangereuse qu’on combat
avec des insecticides systémiques, des acaricides et des nébulisations
d’eau.
Parmi les maladies cryptogamiques, les dégâts les plus graves sont
causés par les pourritures et les moisissures, en présence de compost
avec trop de substance organique et d’excès d’humidité. si l’attaque
provient des racines, il n’y a en général pas de remède, car la
maladie se sera déjà propagée à la tige; si par contre la maladie se
situe au niveau du collet, on peut tenter de retirer la partie malade,
de désinfecter la partie saine avec du soufre sulfaté, de laisser
cicatriser et enfin de la traiter comme une bouture. La prévention est
fondamentale, à exécuter avec des anticryptogamiques systémiques.
Contre les parasites animaux et végétaux, deux applications liquides
avec les produits indiqués plus haut devraient être suffisantes, les
exécuter un au début et l’autre à la fin de la saison de croissance.
Personnellement je pense qu’il n’est pas nocif de faire un poudrage
début décembre en mélangeant un produit anticryptogamique et un
antiparasitaire à large spectre.
Pour plus d’information consulter la page des
maladies.
Il est préférable de tenir séparées les plantes à
croissance estivale de celles à croissance hivernale (certaines
espèces non acclimatées de l’hémisphère austral).
La floraison
C’est l’incomparable instrument que la nature à développé dans le but
de perpétuer l’espèce, et qui sait
donner tant de joie et de satisfaction à celui qui,
comme nous cultive les plantes grasses par passion.
La fleur
est
essentiellement constituée: |
- par le calice qui
placé au-dessus de la tige, à l’extérieur, protège les délicats organes de la fleur.

Il comprend les sépales, lesquels s’ils sont
d’une autre couleur que le vert s’appellent
tépales;
-
par la corolle
qui comprend les pétales souvent brillamment colorés pour attirer les
insectes;
-
par l’androcée,
organe mâle avec les étamines, qui comportent le filament
et l’anthère qui contient le
pollen
formé de nombreux granules polliniques;
-
par le gynécée
organe femelle, comprenant l’ovaire avec à l’intérieur les
ovules; vers le haut, l’ovule se
termine par le pistil constitué du style et du
stygma.
La
floraison indique que la plante à atteint sa maturité et se produit à
des âges divers d’une espèce à l’autre. Il y a par exemple le Rebutia
qui fleurit seulement quelques mois après le semis, mais a une vie
brève, tandis que le Carnegiea peut attendre 40-50 ans, mais a une vie
de plus d’un siècle. Les Melocactus fleurissent après l’apparition du
cephalium qui annonce aussi la fin de la croissance, tandis que
certains genres doivent avoir atteint une hauteur déterminée. Pour
l’Agave, l’Aeonium tabulaeforme, le Sempervivum la floraison indique
la mort prochaine de la plante. (genres/espèces
monocarpienes). En culture, une plante
génétiquement mature peut aussi ne pas fleurir à cause de toute une
série de facteurs négatifs, comme un déséquilibre dans les facteurs de
croissance, ou certaines maladies.
La
pollinisation
Quand un grain de pollen à maturité se dépose sur le stigmate, mûr lui
aussi, d’une fleur de la même espèce, il gonfle, et émet le petit tube pollinique qui s’allonge de plus en plus à l’intérieur du
style de manière à le parcourir entièrement jusqu’à arriver dans la
cavité de l’ovaire et se diriger vers un ovule auquel il
s’attache s’insinuant dans le micropyle. Entre temps le nucleus générative du pollen
forme deux cellules spermatiques qui se placent à l’extrémité
du tube pollinique, dont une pénètre le sac embryonnaire, et s’unit
avec la cellule.oeuf;les deux nucleus s’unissent:c’est la
fécondation
qui provoque immédiatement la formation de l’embryon. L’autre nucleus spermatique entre dans l’endosperme
primaire,
s’unit avec les deux nucleus polaires et forme un tissu nutritif de
réserve à l’intérieur de la graine constitué d’une ou deux feuilles
embryonnaires nommées cotylédons. L’ovaire accroît ses dimensions et constituera le fruit tandis que
les ovules deviendront les graines.
La
fecondation artificielle.
L’homme profite de ces connaissances pour intervenir
artificiellement afin d’obtenir des races plus belles plus résistantes
et plus productives. On choisit la fleur de laquelle on veut obtenir un fruit; on ôte les
étamines encore immatures de manière à empêcher l’autofécondation; on
protège la fleur avec un sachet de gaze; quand le stigmate apparaît
bien ouvert, luisant et visqueux, indice de maturité, on le féconde
avec du pollen mature, non agglutiné, de la fleur choisie par avance;
on replace de nouveau le sachet; on attache à la fleur une étiquette
avec la date et le nom de la plante mère et de celle père. Cette
première génération s’appelle F1 qui n’est pas exceptionnelle
normalement, car souvent on procède à des croisements successifs. Dans la nature la pollinisation des plantes grasses est provoquée par
des intermédiaires constitués par les insectes, les oiseaux, les
chauves-souris qui en cultures, sont souvent absents, toutefois le
vent peut créer des hybrides moyennant des croisements indésirables
entre genres et espèces différentes, qui dans les pays d’origine,
étant donné leur éloignement, ne se produiraient jamais. Celui qui
veut maintenir la pureté de la race protégera les fleurs avec une gaze
à trame serrée ou bien pourra encapuchonner avec elle toute la plante
si les dimensions le permettent.
Pour des informations supplémentaires
cliquer ici.
Les fruits Les fruits tirent leur origine de la
transformation de l’ovaire, il ont à l’extérieur le péricarpe et à l’intérieur
les graines constituées par les ovules fécondés. Ils peuvent prendre
des formes diverses selon la famille et l’espèce. Nous pourrons ainsi
avoir: la baie, l’akène, le follicule, la capsule, la drupe, en nous
limitant aux formes les plus communes parmi les succulentes.
La
baie, typique
des cactacées et de beaucoup d’autres succulentes, peut être charnue
ou sèche déhiscente ou indéhiscente. Normalement elle a le péricarpe
charnu et l’épicarpe membraneux.
L’akène,
typique des Compositae et des Moraceae, est un fruit
sec, indéhiscent avec un péricarpe coriace qui enveloppe la graine
sans adhérer à elle.
Le
follicule, typique
des Crassulaceae, Apocyniaceae, Asclepiadaceae
est un fruit constitué d’une seule carpelle qui s’ouvre dans le sens
longitudinal et libère ainsi les graines munies d’une aigrette et
transportables par le vent.
La
capsule, fruit
sec caractéristique déhiscent peut avoir des formes et des
comportements divers: a trois lobes comme pour le Euphorbiaceae;
capable de s’ouvrir avec la pluie et se refermer après séchage ainsi
que pour les Mesembryanthemaceae; avec plusieurs locus comme c’est le
cas chez beaucoup d’Aloaceae.
La
drupe est un
fruit avec péricarpe charnu à l’extérieur et ligneux à l’intérieur,
elle est typique de beaucoup de succulentes appartenant à la famille
des Anacardiaceae, de beaucoup d’Araliaceae, Apocyniaceae et
Burseraceae. Pour des informations sur la récolte des graines,
cliquer ici.
La graine
La graine
se compose d’un involucre avec à l’intérieur l’embryon
qui est une ébauche de la plante qu’elle deviendra un jour. Une fois
mûr il entre dans une phase de repos jusqu’à, ce qu’il rencontre des
conditions de températures, d’humidité, d’éclairement, d’oxygénation
optimales qui le feront germer et ainsi donner vie à une nouvelle
plante. La phase de vie latente, selon l’espèce, peut durer quelques
mois comme plusieurs années, après quoi l‘embryon meurt. Quand les conditions sont favorables, la graine absorbe l’eau, se
gonfle, rompt le tégument, la radicelle sort qui, par effet
géotropique positif, pénètre dans le terrain et le plumule qui, par effet géotropique négatif, se
dirige vers le haut à la recherche de la lumière. Rapidement se
forment les poil radiculaires avec lesquels la semence commence à
absorber. Elle n’a pas encore de vraies feuilles vertes avec
lesquelles elle produira la matière organique, pour cela la nourriture
se fait à l’aide des substances accumulées dans la graine.
Controle du cycle vital
Le
cycle vital d’une plante est la conséquence de relations complexes
entre les informations génétiques et le milieu. A chaque stade de
développement d’une plante il y aura une ou plusieurs hormones en
mesure d’en régler l’activité. L’acide abscissique est un
inhibiteur capable de s’activer à des concentrations d’une part
pour 5 millions et qui active la dormance des graines, comme cela
arrive aux plantes des déserts, que seule une forte pluie peut
supprimer, ou bien de fortes gelées, comme cela se produit pour les
graines des régions froides.
Les
germes hivernaux en dormance de beaucoup de plantes contiennent des
niveaux élevés de cette substance qui diminue avec le réveil
printanier, mais peut-être la principale fonction est-elle celle d’aider
les plantes à conserver l’eau en période de sécheresse et à les rendre
plus résistantes à la congélation. Les Giberellines au contraire stimulent la germination de l’embryon, elles
sont capables de faire croître de manière impressionnante les plantes
naines et d’en favoriser la floraison même durant des périodes non
favorables pour elles. On en connaît une soixantaine identifiables par
les lettres GA suivies d’un numéro, toutefois seules quelques-unes
sont présentes sur le même individu. Elles sont assez semblables entr’elles
mais la plante est à même de les différencier et de réagir de manière
exceptionnelle à quelques unes et de rester insensibles aux autres.
Les auxines, dites
hormones de croissance végétales, semblent avoir la capacité de faire
diriger la radicelle vers le bas et la tigelle vers la lumière en sens
contraire à la première, car elles ont aussi un contrôle sur le
phototropisme. Elles dirigent la dominance apicale par laquelle un
bourgeon en phase de croissance au sommet d’une tige empêche le
développement des bourgeons latéraux placés plus bas sur la même tige;
elles pourvoient à la ramification et à l’émission des racines comme
cela se produit pour les boutures, car les cellules de la tige
contiennent toutes les informations nécessaires pour former les
parties manquantes d’une plante. La Cytoquinine est une substance chimique qui
régularise la division cellulaire, elle est en mesure d’arrêter les
processus de vieillissement des feuilles, elle est présente dans les
racines, les graines et dans les fruits. L’éthylène
est un
gaz qui dans une concentration d’une part sur 6.000.000 provoque des
déformation dans les plantules, favorise la chute des feuilles,
interrompt la dormance des graines et des bourgeons terminaux,
provoque la floraison et accélère la maturation des fruits. On suppose que auxine et
cytoquinine permettent la
ramification à la suite de la taille de la cellule apicale (dormance
apicale). L’interaction de l’auxine avec la cytoquinine sous-entend
que le développement de la partie aérienne et de celle souterraine
soit équilibré. C’est encore l’auxine avec la giberelline qui contrôle
le processus de différenciation entre le transport de la sève élaborée
(floema) et celui de l’eau et des sels minéraux. (xilema). Une fleur pollinisée et fécondée n'est capable de produire un fruit,que
si l’auxine et la giberelline incitent les cellules de l’ovaire à se
multiplier et à s’agrandir. En automne, les fruits et les feuilles
sous l’action des hormones parmi lesquelles l’auxine (IAA) et
peut-être la cytoquinine et l’acide abscissique, subissent un
processus de sénescence qui se termine par la formation d’une ligne d’abscission
à la base du pédoncule; l’action des enzymes détruit cette ligne et
permet aux fruits et aux feuilles de tomber. La plante ralentit son
métabolisme, les nouveaux bourgeons entrent en dormance, tout est prêt
pour supporter les rigueurs de l’hiver en attente du réveil qui
arrivera quand la température se sera relevée et les journées
allongées. Les plantes reconnaissent les saisons au moyen d’un élément qu’elles
considèrent stable: la longueur de la nuit. Ainsi les plantes des
jours longs fleurissent quand le jour atteint une longueur déterminée;
celles des jours courts quand il descend au-dessous d’une certaine
valeur considérée comme critique; tandis que les plantes neutres
fleurissent en fonction de la maturité qu’elles ont atteint sans tenir
compte des heures de lumière. Pour que cela fonctionne ainsi, il est
nécessaire que les plantes puissent mesurer le cours du temps, chose
qu’elles font avec une sorte d’horloge interne, même en l’absence des
signaux fournis par l’environnement (rythmes circadiens); ils
enregistrent la lumière au moyen d’un pigment appelé phytochrome. Les
rythmes circadiens sont alimentés par le processus respiratoire et
peuvent être observés aussi parmi les succulentes comme cela se
produit durant l’ouverture et la fermeture des fleurs de Kalanchoe
blossfeldiana et dans l’émission d’anhydride carbonique chez Bryophyllum fedtschenkoi.
Cycle journalier. Pour survivre dans un habitat hostile les succulentes ont
imaginé des procédés métaboliques qui diffèrent de ce qui est la norme
parmi toutes les autres plantes.
Cycle
C.A.M. (Métabolisme
acide des Crassulacées). De nuit, les plantes grasses, avec les
stomates ouvertes mobilisent l’anhydride carbonique endogène qu’elles
conservent sous forme d’acide malique grâce à une enzyme particulière
(PEPC). De jour l’acide malique libère l’anhydride carbonique, les
stomates sont fermées, on évite ainsi les pertes d’eau dues à la
chaleur et on permet ainsi à la lumière d’activer la photosynthèse et
la formation conséquente de sucres, avec développement d’oxygène et
consommation de CO2. Les plantes CAM utilisent pour la photosynthèse
soit l’anhydride carbonique atmosphérique soit celui interne provenant
de la respiration. Ce cycle est typique des Agavaceae, Aizoaceae,
Asclepiadaceae, Asteraceae, Bromeliaceae, beaucoup de Cactaceae,
Crassulaceae, Piperaceae, Portulacaceae, Vitaceae.
Cycle C3.
Dit
aussi cycle de Calvin, il est constitué d’une série continue de
réactions qui conduisent le bioxyde de Carbone, durant la phase
obscure de la photosynthèse, à se fixer en carbohydrates. Comme le
premier produit chimique de fixation du CO2 est une molécule à 3
atomes de carbone, les plantes qui l’utilisent sont nommées C3. Un tel
processus provoque une perte d’anhydride carbonique avec un préjudice
de croissance qui est d’autant plus grand que l’intensité lumineuse
est élevée.
Cycle C4.
Certaines plantes tropicales ont développé un autre moyen efficace de
capture de l’anhydride carbonique moyennant une préfixation de
celui-ci à laquelle fait suite un transfert au cycle de Calvin (C3).
Ces plantes fixent l’anhydride carbonique en formant l’acide malique
moyennant une enzyme qui ne se lie pas à l’oxygène et de cette
réaction on obtient un composé à 4 atomes de Carbone (C4).
La
croissance des plantes.
Chez les Angiospermes on distingue la
racine et les parties aériennes. La première fixe la plante au terrain,
absorbe l’eau et les sels minéraux, conserve le sucre en excès,
distribue l’eau, les sels, le sucre et les hormones à toute la plante.
La partie aérienne pourvoie à la photosynthèse, au transport des
matériaux, à la reproduction et à la synthèse des hormones. Les plantes croissent durant toute leur vie, toutefois, la croissance
en hauteur se produit en faveur de la partie haute, tandis que les
parties déjà développées ne s’accroissent plus dans ce sens-la. Il s’agit
là d’une croissance primaire qui est réalisée par division des
cellules méristhématiques, dans lesquelles une cellule reste sans
changement, tandis que l’autre développe les parties permanentes de la
plante. La croissance secondaire se produit par division des cellules
du méristhème latéral qui pourvoit au développement en largeur.
La
mort de la plante.
Certaines plantes vivent l’espace d’une saison, d’autres
durant des millénaires, mais la mort naturelle est un destin
inéluctable chez les plantes pluricellulaires à cause de la
différenciation des cellules somatiques destinées à exécuter des
tâches déterminées. Pour cette raison elles vieillissent et meurent
causant, avec elles, aussi la mort de l’individu. La cause de la mort
des plantes annuelles doit être recherchée dans le manque d’organes
durables ce qui les rend incapable de résister à la stase hivernale.
Certaines plantes herbacées, munies d’organes souterrains de réserves
survivent même si la partie aérienne meurt.

Adaptation au milieu
Les végétaux croissent dans toutes las parties du monde
démontrant ainsi une capacité à supporter une vaste gamme de
conditions climatiques. Toutefois, les plantes provenant d’un habitat
bien déterminé ne peuvent survivre dans un milieu complètement
différent, car chaque individu à développé certaines caractéristiques
qui le rendent apte aux conditions climatiques du lieu. Pour atteindre
ce résultat, les plantes ont du modifier soit leur structure physique,
soit les mécanismes physiologiques ou biochimiques. Quand les plantes ont abandonné les eaux où elles vivaient pour
coloniser la terre ferme, elles ont du affronter et résoudre de
multiples problèmes: développer une structure de soutien; empêcher les
pertes excessives d’eau en permettant en même temps les échanges
gazeux; protéger les délicats organes reproducteurs; perfectionner les
mécanismes d’adaptation aux conditions climatiques variables en
rapport avec le déroulement des saisons; inventer un moyen de
transport des substances minérales nutritives à travers les diverses
parties de leur organisme; assurer la reproduction durant la période
la plus favorable; assurer la protection et l’alimentation aux jeunes
plantules. Tout cela à induit de grosses modifications
du métabolisme et à nécessité l’acquisition de structures sensorielles
et la mise au point d’une horloge biologique interne précise. En plus du temps,
les plantes sont capables de mesurer la gravité, la température, la
lumière, elles se nourrissent, respirent, combattent les infections et
dans certains cas entrent en symbiose avec des champignons et des
bactéries. Elles peuvent se régénérer de diverses manières, même à
partir d’une seule cellule. Ce qui permet d’affirmer que chacune
dentr’elles contient les informations génétiques nécessaires à n’importe
quelle partie de la plante. La cellule végétale représente ainsi la "brique"
avec laquelle sont construits tous les organismes qui, à la suite de
la différenciation et de la division cellulaire, permettent le
développement d’un nouvel individu. Les plantes vivent en compétition soit avec le milieu soit contre les
autres végétaux pour la conquête de la lumière, de l’espace et des
substances nutritives, éléments nécessaires à leur survie.
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