Cactus e Dintorni

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Pratiques culturales

Petit manuel avec trucs, astuces, conseils, provenant de notre expérience

LE COMPOST
Le terrain est constitué de roches dégradées, d’eau, d’air de substances organiques et constitue la résultante d’actions chimiques, physiques et biologiques. Il a une fonction de soutien pour l’appareil radiculaire, et le lieu où se produisent les échanges et les réactions entre les éléments solides, liquides et gazeux et où se produit l’élaboration des agents nutritifs selon diverses compositions pour qu’ils soient utilisables par les plantes comme composés inorganiques, exception faite du Carbone qui est prélevé dans l’air. Ils contienent les nutriments que les racines peuvent utiliser seulement si les sels minéraux sont dissous dans l’eau.

Composition (texture)
au-dessus de 2 mm. = gravillons (squelette);
de 2 mm. A 0,2 mm. = sable grossier (perméabilité, souplesse et souvent aridité);
de0,2 mm. à 0,02mm. = sable fin (idem);
de 0,02 à 0,002 mm. = limon (caractéristiques moyennes);
en-dessous de 0,002 mm. = argile (imperméabilité et compacité).

Par porosité on entend le rapport existant entre le volume du terrain et les espaces vides entre les diverses particules. La structure dénote la façon dont les diverses particules du terrain sont disposées.
Conseiller un compost pour les plantes grasses est une chose ardue soit que dans la nature ces végétaux vivent dans des substrats très disparates, soit qu’ils sont difficiles à reproduire, et il n’est pas dit que nous pouvons leur offrir ce qu’il y a de mieux. Comme chaque formule est personnelle et donc discutable et ne pouvant être généralisée puisqu’elle est liée aux conditions locales dans lesquelles nous faisons croître nos plantes.

On peut certainement dire que le sol doit avoir une structure lâche et poreuse, qu’elle laisse passer aisément l’air et l’eau, ne pas se sécher lentement mais non plus trop vite, ne pas contenir trop de substances organiques. Ce substrat doit contenir des éléments nutritifs sous forme d’ions, de manière à être retenus et non pas délavés facilement par l’eau d’écoulement, et posséder un bon pouvoir tampon pour ne pas voir compromises les caractéristiques initiales par suite des modifications apportées par l’eau et les fertilisations. La présence équilibrée de micro organismes est également nécessaire de manière à améliorer la structure physique du sol et rendre plus facilement disponibles les substances nutritives.

Un sol de cette sorte est difficile à trouver dans la nature sous nos latitudes, pour cette raison, on a recours à un mélange à base de terre franche (riche en micro organismes utiles), de sable (il a une faible capacité d’absorption ionique et ne garde pas l’humidité), de terreau de feuilles (pour l’apport de substances organiques) à des proportions variées. Il est évidemment possible d’utiliser des substituts: terre de jardin, gravillons, pumice, débris de lave, pouzzolane etc. Pour les néophytes, et seulement dans un but indicatif, à la page des notes de culture, j’ai mentionné diverses formules auxquelles on peut se référer.

Mesure du pH. Pour la préparation des compost, il est utile d’en connaître l’acidité. Il est bien connu que les plantes grasses préfèrent un pH neutre (7) ou légèrement acide (6-6,5), mis à part les épiphytes qui le préfèrent plus acide et d’autres qui au contraire le préfèrent plus alcalin. On ne sait souvent comment effectuer cette mesure, à moins de s’adresser à un laboratoire d’analyses chimiques. La possibilité de le faire chez soi existe, moyennant un pHmètre ou le méthode de "colorimétrique en comparaison optique" moins précis mais bien moins coûteux. Il s’agit d’un liquide révélateur et d’une tablette de plastique contenant un bulbe destiné à recevoir la solution, relié à un canal avec sur les côtés des taches numérotées et colorées du bleu au rouge pour indiquer respectivement s’il s’agit d’une solution basique ou acide. La solution s’obtient en diluant une petite quantité de compost dans de l’eau distillée. Après un repos de quelques heures on en utilise quelques c.c., que l’on verse dans le bulbe. On ajoute quelques gouttes de révélateur qui colorera la solution. Cette couleur sera comparée avec l’échelle colorimétrique portée sur le côté.

Désinfection. Cela se révèle indispensable si on veut réutiliser du compost reconstitué, prélevé dans la nature, dans les sous-bois, ou utilisé dans les semis délicats. Le but est d’éliminer les éventuelles graines indésirables, les spores de champignons, les œufs et larves d’insectes, anguillules etc. Voici quelques moyens simples réalisables à la maison:
- bien arroser le compost avec de l’eau bouillante puis le laisser sécher;
- utiliser le four réglé à au moins 100°C durant environ une demi-heure, ou au;
- four à micro-ondes à puissance maximum durant le même temps; le compost devra être préalablement mouillé;
- utiliser du formaldéhyde à 40% (formaline) à diluer dans l’eau au moment de l’utilisation dans un rapport de 1:50 (une part de formaline pour 50 d’eau). Cette opération doit être effectuée en plein air pour éviter de respirer les vapeurs qui se dégagent. Avec cette solution on arrose le compost dans une proportion de 10 litres pour environ 0,3 mt.3 de masse. On mélange bien et on couvre pour quelques jours avec un voile de nylon, en attendant deux semaines avant de l’utiliser.
Carences et chlorose. L’aspect jaunâtre que certaines plantes présentent n’est pas toujours du à une maladie. La cause peut en être recherchée dans un pH non conforme, auquel on pallie par un rempotage; ou à une carence en oligo-éléments, corrigée par un apport d’engrais approprié

GRAINES ET JEUNES PLANTES
La desinfection des semis. Il est utile de la faire pour éliminer les spores de champignons. Une méthode consiste à utiliser de l’eau chaude à 60°C., température à maintenir constante durant une demi-heure durant laquelle les graines devront rester immergées. A la place de l’eau chaude, on peut utiliser de l’hypochlorite de soude (eau de Javel) dilué à moitié dans de l’eau, en ayant soin de faire un lavage soigneux après traitement (une heure) avec de l’eau de pluie préalablement bouillie. Un autre système, plus rapide, est de saupoudrer les graines avec un bon anticryptogamique en poudre.
Ici des informations détaillées sur les modalités de semis.
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La scarification. C’est une série d’interventions destinées à faire pénétrer l’humidité à l’intérieur de la graine et ainsi provoquer le début du processus germinatif. Cette action est indispensable pour les graines à tégument dur lesquels seront traités différemment selon leurs dimensions. Celles maniables facilement seront incisées avec une aiguille, une lime, de la toile abrasive etc. Les graines des plantes dites "du froid", seront obligatoirement immergés pour environ 5 minutes dans de l’acide sulfurique puis soigneusement lavées.
La stratification. On soumet les graines à un hiver artificiel en les conservant durant quelque temps dans un réfrigérateur entre 1 et 4°C. Une autre méthode est celle du choc thermique (gel-dégel) par laquelle on met les graines durant une nuit dans le freezer et on les enlève le jour.

Le contrộle de la capacité germinative. C’est un exercice utile pour déterminer la capacité germinative. On introduit dans un petit récipient en verre ou dans une petite boite de plastique, de la ouate en rondelles (celle utilisée pour se maquiller le visage) maintenue constamment humide; on répand un nombre bien défini de graines; on obture avec le couvercle ou au moyen d’une pellicule transparente, et à température adéquate on attend la germination. De cette manière on recueille des données précises sur le temps et le pourcentage des naissances.

Pré-germination. Les grosses graines, spécialement celles non scarifiées sont lentes à germer et assez susceptibles de moisir, pour celles-ci, en plus de les désinfecter, il peut être utile de les faire pré-germer sur du coton hydrophile ou sur du papier absorbant comme pour les contrôles de germination. Après la naissance, on peut les planter.  
Petites graines. Pour réaliser une bonne répartition des très petites graines on peut les mélanger à de la poudre de charbon de bois ou du soufre, qui serviront aussi d’anticryptogamiques. Un autre système consiste à plier en deux un morceau de papier, d’y verser les graines et de donner de légers coups de main à l’autre main qui tient le papier, de manière, à avoir un meilleur contrôle du semis.

Semis en pot. Quand on doit effectuer des semis délicats, un excellent système est d’utiliser un pot en verre dans lequel on à introduit du matériel inerte et si possible stérile comme, par exemple, de la pumice, ou du sable de quartz dont on a ôté par tamisage la partie au diamètre supérieur à 2 mm., et celle pulvérulente. Lorsque le semis est effectué, on referme avec le couvercle et lorsque la germination s’est produite, on transplante délicatement.

Replantation. Les jeunes semis sont souvent trop fragiles pour être replantés à la main, lorsque le moment est arrivé de la replantation dans un terreau plus adapté à l’espèce. A ce sujet, le petit outil représenté ici peut être utile. Il s’agit d’une fiche de bois ou de plastique que l’on utilise pour la nomenclature des plantes, dans lequel on a pratiqué une encoche en V.

La récolte des graines. Les fruits contiennent des graines qui doivent être récoltées à complète maturité, et avec des processus divers selon qu’ils sont déhiscents ou indéhiscents. Pour celles déhiscents l’opération devra être réalisée lorsqu’ils s’ouvrent spontanément; et pour les autres, selon le cas quand ils sèchent, se flétrissent ou peuvent se détacher aisément. Les fruits charnus sont toujours indéhiscents. Certaines espèces mûrissent leurs fruits après seulement deux semaines (p. ex. les Astrophytums), beaucoup le font la même année que la floraison, d’autres comme la famille des Asclepiadaceae, mûrissent leurs follicules l’année suivant la pollinisation. Les Mesembryanthemiums mettent 6 mois, mais le semis ne doit pas être fait avant un an après la pollinisation. Les minuscules graines des Crassulacées germent difficilement.

Les fruits sont conservés dans un petit pot, dans un lieu aéré dans l’attente de l’extraction des graines, avec la précaution d’indiquer le genre, l’espèce et l’année de production. Souvent, dans les cas de fruits charnus il peut être opportun d’attendre la dessiccation de la pulpe.

Les fruits secs sont disposés sur une feuille de papier et ouverts. Les graines qui en sortiront seront débarrassées des impuretés avec un cure-dents et en soufflant délicatement sur la partie pulvérulente. Celles vraiment minuscules seront nettoyées en s’aidant d’une lentille grossissante ou mieux d’un microscope.

Les fruits charnus avec un mucilage sont ouverts et les graines mises dans une passoire aux mailles un peu plus petites que leur diamètre. On met le tout sous un robinet d’eau et on enlève les éventuelles impuretés et fragments devenus secs.

Les fruits à follicule seront enfermés quelque temps dans une gaze pour éviter que les aigrettes ne se dispersent.

Les capsules des Euphiorbiaceae et des Liliaceae sont aussi enfermées dans une gaze pour éviter que les graines ne se perdent par suite de leur expulsion.
Les capsules des Mésembryanthèmes ne doivent pas être mouillées si on désire en extraire les graines, pour ne pas courir le risque de les retrouver vides. Moi-même je les ouvre au-dessus d’une feuille de papier et je prends soin d’enlever ou de souffler avec attention toutes les impuretés. D’autres mettent les fruits dans un verre d’eau, puis quand ils sont bien ouverts les secouent, pour ensuite recueillir les graines dans un tamis à mailles fines.

Je recommande une propreté scrupuleuse des graines qui doivent être parfaitement débarrassées des résidus de pulpe qui sont souvent la source de maladies cryptogamiques. Ne pas oublier non plus une bonne désinfection comme précédemment indiqué.
Voici un instrument assez utile pour la récolte des graines, facilement réalisable avec un tube de photos 35 mm et quelques centimètre de tube plastique utilisé dans les aquariums. En aspirant par le tube de droite, les graines monteront par celui de gauche finissant dans le conteneur.

LA REPRODUCTION ASEXUÉE
LE BOUTURAGE. Technique moyennant laquelle avec des modalités précises et des conditions bien déterminées, la partie d’une plante émet des racines pour donner la vie à un nouveau sujet, à travers un processus de régénération qui reproduit exactement la plante dont elle provient. C’est une propriété qu’ont beaucoup de végétaux qui leur permet de recréer des organes manquants. Le cal se forme en premier, puis les racines, ensuite le bourgeon apical reprend sa croissance, signe évident que la reprise est commencée. Les boutures permettent d’obtenir rapidement et avec facilité de nouvelles plantes, particulièrement celles dont les graines sont introuvables ou en voie d’extinction. On sauve ainsi des plantes malades et on rajeunit celles trop vieilles ou mal formées. La meilleure période est celle qui va de la fin du printemps à la fin de l’été alors que les plantes sont en activité. Si une plante est atteinte de pourriture et s’il est nécessaire d’en faire une bouture, on peut la conserver au frais pour la faire enraciner au printemps.

Preparation.
Après le choix d’une plante saine, on coupera la partie basse en forme de cône sans entailler les faisceaux centraux (cactacéae); les éléments plats, de type Opuntia, seront taillés obliquement. On utilise des instruments propres, désinfectés à l’alcool et très aiguisés; on poudre la coupe avec un anticryptogamique.
Bouturage d'une tige. Après avoir été coupées, on doit les laisser sécher en un lieu chaud et sec et ensuite les confier au substrat seulement quand sur la coupe, désormais sèche, se sera formé un voile imperméable.
Avec les succulentes à tige on fait une coupe horizontale; juste 2-3 mm. sous un nœud (s’il y en a un), on ôte les feuilles inférieures éventuelles et on raccourcit les supérieures. La bouture doit être d’environ 10 cm. Les boutures d’Euphorbes seront immergées dans de l’eau chaude pour empêcher que sur la coupe ne se forme un caillot qui par la suite empêcherait l’enracinement.
Bouturage d'une feuille ou d'une partie de feuille. Avec un outil aiguisé, on détache une feuille que sera séchée et ensuite simplement posée sur le substrat à peine humide. Ce type de bouture est très fréquent pour Sanseveria, Aeonium tabulaeforme, Gasteria, Hawortia et beaucoup de Crassulacées comme Echeveria, Pachyphytum, Adromiscus, Sedum , Kalanchoe. Un cas particulier est celui de Briophyllum qui produit autour de la feuille des mini-plantes, parfois déjà enracinées et prêtes à bourgeonner. Cette particularité rend la plante envahissante si on la maintient à part.
Pour les Lithops (et les Mesembryanthemiums semblables) il convient d’essayer de détacher la feuille le plus bas possible, car il est indispensable de prélever l’apex végétatif. On fait sécher quelques jours et on la plante dans du sable sec.
Les boutures de racines. Peu fréquentes dans les succulentes, il s’agit de prélever des portions de racines principales, longues d’environ 2 cm. De les planter dans du terreau léger, à peine couvertes. On les prépare début mars avec une chaleur de fond.
Un cas particulier est celui de Luchtenbergia principis qu’il est possible de multiplier par bouturage d’un tubercule.

Substrat. Le meilleur est celui composé de sable ou pumice désinfectés dans l’eau bouillante.

Execution. On enterre peu les boutures, environ 1 cm, si elles ne tiennent pas droites, on peut leur mettre un tuteur. Une autre méthode est de mettre dans le pot 1/3 de compost pour cactées, on couvre de quelques centimètres de gravillons, on introduit la bouture et on ajoute d’autres gravillons jusqu’à un centimètre du bord.

Conditions
. L’ambiance devra être suffisamment chaude (20-25° C.), humide et bien éclairée. L’humidité empêche la bouture de se flétrir, mais en excès elle peut la faire pourrir, il convient donc que ces trois éléments soient bien équilibrés, en tenant compte aussi du type de plante et de la saison. L’expérience est primordiale en cette matière. Mettre la bouture en air confiné par exemple sous un récipient de verre retourné ou dans un sachet de plastique aide beaucoup.
Lorsque l’enracinement s’est produit on donne un peu plus d’air graduellement et quand on considère que les racines sont suffisamment développées on retire la bouture de son substrat et on la rempote dans un compost adapté à l’espèce. L’usage d’hormones de croissance bien que non indispensable peut être utile dans les cas difficiles comme par exemple pour certaines Euphorbia et Alluaudia.

REJETS, DIVISION DE RAMEAUX, RHIZOMES, TUBERCULES. Beaucoup de plantes comme Aloe, Agave, Echinocereus, Gasteria, Hawortia, Sempervivum, Sanseveria, Sedum émettent avec facilité des pousses à la base déjà enracinées qui une fois séparées sont plantées pour obtenir de nouvelles plantes avec facilité. Si les pousses sont émises plus haut, et sont donc sans racines, elles peuvent être détachées et faites enraciner comme des boutures. Si une plante ne produit pas de rameaux, comme il arrive à beaucoup de cactacées, on peut tailler l’apex de manière à produire des rejets qui, dès qu’ils auront atteint une certaine taille pourront être détachés et mis à enraciner pour obtenir de nouvelles plantes.

STOLONS, MARCOTTAGE. Ce moyen de reproduction s’emploie pour les succulentes qui ont tendance à s’allonger sur le sol et pour lesquelles il suffit d’enterrer une partie de la tige pour lui faire émettre des racines, on la sépare ensuite de la plante mère et on la replante.

LA GREFFE. C’est une technique au moyen de laquelle on unit deux plantes ou une de leurs parties, dans le but d’obtenir une soudure comme s’il s’agissait d’un corps unique. La plante qui reçoit la greffe s’appelle sujet ou porte-greffe, celle que l’on insère est le greffon. Afin que cela réussisse, il est nécessaire que le greffon et le porte-greffe appartiennent à la même famille et qu’il s’agisse de dicotylédones. Les buts sont multiples: accélérer la croissance des sujets lents, en les affranchissant successivement si on le désire; propager les plantes cristées; permettre la survie des sujets difficiles et à ceux dépourvus de chlorophylle; sauver une petite portion saine d’une plante malade pour laquelle il n’est pas possible de faire une bouture; multiplier des plantes qui émettent des racines avec difficulté. La greffe se réalise de préférence sur les Cactaceae, mais aussi sur les Euphorbiacea et les Asclepiadaceae. La période la meilleure est celle où les plantes sont en pleine végétation, c’est à dire mi-avril à mi-août. La greffe se réalise de préférence sur des plantes jeunes qui n’ont pas de parties lignifiées; elle est aussi possible sur des semis avec une technique décrite au sujet des semis et à la page FAQ: question n° 22 relative à la greffe hypocotyle.

Les bons porte-greffes pour les Cactaceae sont: Trichocereus spachianus, T. macrogonus, T. pachianoi, T. bridgesii, Opuntia, Hylocereus; Echinopsis se prête bien pour Aztekium, Ariocarpus, Uebelmannia; Myrtillocactus est très indiqué pour Ortegocactus; Harrisia pour Sulcorebutia. Parmi les succulentes: Ceropegia woody pour les Asclepiadaceae; Pachipodium lameri et Oleandro pour les Apocyniaceae; Stapelia pour Hoodia, Trichocaulon, Tavaresia; Euphorbia mammillaris et E. canariensis pour Euphorbia en général; Alluaudia procera pour les Didieraceae; Crassula portulacea pour les Crassulaceae.

Concernant les modalités d’exécution, la superposition horizontales est parmi les plus employées. On désinfecte avec de l’alcool la lame du "cutter " avec laquelle on coupe à l’horizontale le sommet du porte-greffe de façon nette et sans créer d’escaliers, avec un mouvement avant-arrière. On régularise les contours soit du porte-greffe soit du greffon, en agissant rapidement pour ne pas laisser sécher les coupes. Le prof. Lodi conseille de poser sur les coupes une fine tranche de quelques millimètres d’épaisseur. On superpose les deux parties avec un mouvement avant-arrière pour éliminer les éventuelles bulles d’air en faisant coïncider les faisceaux vasculaires. Si les diamètres sont différents, il convient de déplacer le greffon latéralement afin de faire superposer les vaisseaux. Plus les points de contact sont nombreux, mieux la greffe réussira. On exerce un légère pression sur le greffon et on le fixe avec deux robustes épines de cactus, puis on passe un élastique sur le dessus du greffon et le dessous du pot. La pression devra être légère pour ne pas compromettre le travail.

La superposition oblique se réalise de la même manière, avec la différence que l’on a à sa disposition une surface de greffe supérieure.
Pour la greffe à encastrement, voir la partie droite de la Fig. 1
La greffe en fente est indiquée pour Schlumbergera, Aporocactus, Wilcoxia, en utilisant comme porte-greffe, Perskiopsis, et en l’attachant avec du raphia. On le réalise, comme dans la figure 2.

LA REPRODUCTION SEXUÉE
Reportez-vous à la page: Les semis

RECIPIENTS DE CULTURE
Les pots. Sauf si l’on vit dans une zone particulièrement favorable, les plantes grasses doivent être cultivées en pots. Dans le passé on a beaucoup discuté pour savoir si l’on doit préférer les pots en plastique ou ceux de terre cuite. Aujourd’hui presque tout le monde s’accorde sur la supériorité des pots en plastique: plus légers, moins chers, faciles à désinfecter, ils se sèchent moins rapidement que ceux en terre cuite, ne créent pas d’encroûtements, les racines ne se collent pas aux parois. La couleur la plus adaptée est la marron, non seulement pour une meilleure esthétique, mais parce que la noire, pourtant assez commune, exposée au soleil, réchauffe trop les racines avec des risques de brûlures. Quant à la forme, celle carrée à la faveur de la majorité, car elle utilise toute la place mise à sa disposition sur les rayons. (+27% de surface utile).

Après chaque dépotage, tous les contenants doivent être désinfectés avant de les réutiliser. On commence en mettant les pots à ramollir dans un seau, pus avec l’aide d’un pinceau on ôte les résidus de terre. Ensuite un rinçage soigneux puis la désinfection avec du formaldéhyde, lysoforme ou eau de Javel dans une proportion d’une partie de produit contre dix d’eau. Les pots resteront immergés dans la solution pour au moins deux jours, après quoi on procédera à un abondant lavage.

Les instruments.
Eux aussi ils doivent être périodiquement désinfectés en utilisant la même méthode que les pots. Pour les couteaux, les cutters et les ciseaux, on utilisera de l’alcool dénaturé.

Les plateaux.
Il est assez utile de garder les vases de dimension moyenne dans des plateaux. Il en résulte l’avantage d’une facilité de transport ainsi que pour l’arrosage et la fertilisation qui pourra être réalisée aisément par le bas.

Le rempotage.
Il faut le réaliser dans des pots de dimensions appropriées, ni trop petits pour ne pas comprimer les racines qui rendraient difficiles les arrosages et les fertilisations, mais pas non plus trop grands pour ne pas avoir l’inconvénient des racines qui se dirigent immédiatement vers les parois sans remplir tout le bloc de terre car dans un bref délai il faudrait de nouveau rempoter avec des problèmes d’esthétique et pour l’espace mis à disposition. Habituellement on prend un pot de deux ou trois centimètres plus grand que le précédent. Les plantes à racine pivotante demandent un pot plus profond que large, tandis qu’une ramifiée en demande un contraire. Dans le cas d’un premier rempotage (après un semis), on utilise des petits pots de 6-7 cm. On déconseille ceux très petits de 2,5 cm. qui se sèchent trop rapidement.

On doit rempoter, même si elles semblent n’en avoir pas besoin, les plantes achetées dans les supermarchés et jardineries non spécialisées, qui habituellement les font croître sur de la tourbe, qui à la longue se révèle nuisible pour les succulentes. On immerge les pots dans l’eau jusqu’à ce que la tourbe soit bien imprégnée; on retire les plantes du pot et on les met sous un jet d’eau jusqu’à ce que toute la tourbe soit partie; ensuite on laisse les racines s’essuyer durant quelques jours à l’ombre, on les rempote ensuite dans un terreau adapté.

Cette opération se fait, habituellement au printemps mais il n’y a aucun inconvénient à ce qu’elle soit faite à n’importe quelle saison, excepté en automne alors que les plantes se préparent au repos hivernal. On ne rempote pas tous les ans, mais seulement quand on note de manière évidente que le pot est devenu trop petit ou que les racines comment à sortir du trou d’écoulement, ou enfin si l’on s’aperçoit que la plante, souffrante, ne s’accroît plus.

Pour faciliter le rempotage des plantes d’une certaine dimension, outre les gants épais de jardinier, on s’aide du classique journal replié plusieurs fois et passé autour de la plante, le vase retourné est tapé contre le bord d’une table ou d’un morceau de bois. On arrange les racines, on ôte celles mortes, on taille celles emmêlées ou trop longues, on vérifie s’il y a des parasites à éliminer. Si le trou d’écoulement est grand, on le recouvre d’un morceau de poterie, on dépose sur le fond quelques centimètres de matériel drainant (argile expansée, gravier, pouzzolane, ponce), on verse un peu de compost frais, on pose la plante avec les racines étalées, si possible, et on termine de verser le compost qui doit arriver à 2-3 cm. du bord, au même niveau que le collet de la plante. Avant d’arroser et éventuellement de fertiliser, attendre une semaine pour donner le temps aux blessures de cicatriser et à la plante de récupérer.

L’ARROSAGE
Ce sujet ayant été traité dans Cactaceae, Facteurs de croissance, et Notices de culture, je ne traiterai dans ce paragraphe que de la qualité de l’eau. Personnellement je préfère utiliser l’eau de pluie, recueillie 15 minutes après que la précipitation a commencé, de manière à être débarrassée des impuretés, poussières et spores pathogènes et en veillant au pH (pluies acides). Certains font bouillir puis reposer l’eau du robinet, solutionnant seulement une partie du problème, on peut considérer de plus que quand on a beaucoup de plantes, cela se révèle long et fastidieux. D’autres ajoutent de l’acide oxalique, d’autre de l’acide phosphorique, de l’acide sulfurique ou nitrique jusqu’à rejoindre le pH voulu (normalement 5,5-6,5), ou bien des produits spécifiques en vente aussi dans les supermarchés. Voici quelques paramètres:

- l’eau bouillie pendant 10 minutes perd 10% de calcaire;
- l’eau bouillie pendant 30 minutes perd 50% de calcaire;   
- l'eau laissée reposer durant une semaine perd 10% de calcaire.
- Un litre d’eau avec adjonction de 1,2 ml d’acide sulfurique à 98% abaisse la dureté d’un degré DH. Donc, en supposant que l’eau du robinet contienne 150 mg d’oxyde de calcium (Ca O) par litre, et donc 15° DH, nous devrons utiliser 18 ml d’acide sulfurique par litre d’eau pour éliminer tout le calcaire présent.

Une solution peut être celle de récolter l’eau de pluie tombée du toit, éventuellement mélangée avec l’eau du robinet pour en corriger, si c’est le cas, l’acidité excessive. Le pH peut se mesurer avec les rubans de papier de tournesol ou avec les trousses de mesure utilisés en aquariophilie et dans les adoucisseurs d’eau.
Un autre paramètre à bien considérer est celui de la salinité de la solution nutritive finale (conductibilité électrique) à maintenir entre 1,6-2,5 mS/cm.
Il est préférable de préparer la solution au moment de l’utilisation car le calcaire, normalement présent dans l’eau, au contact du phosphore tend à précipiter et à former un sel non assimilable par les plantes. Une autre solution pourrait être celle d’acidifier la solution.

LES ENGRAIS
Il s’agit de produits capables d’apporter au sol des substances nutritives. Il y en a de naturels (organiques) et des chimiques sous des formes et dosages variés: liquides, en poudre, en granulés, en pilules, en pains etc. Dans un bon terrain on trouve des macroéléments comme: l’azote, le phosphore, le potassium, le calcaire, le soufre, le magnésium et le fer, tous indispensables pour permettre à la plante de vivre ainsi que l’oxygène et le gaz carbonique, sous forme d’anhydride, combinés à l’air et à l’hydrogène de l’eau.

L’azote
est un régulateur de croissance, nécessaire pour la synthèse des protéines et la formation de la matière vivante. Il est présent dans la matière organique et dans l’humus et est transporté par le phloème et le xylème. Il pourvoit à la construction de la structure des tissus en combinaison avec l’oxygène et l’hydrogène de l’eau, et au Carbone photosynthétique. Des micro organismes spéciaux pourvoient à la transformation de l’azote organique en azote ammoniacal et ensuite nitrique qui est la forme sous laquelle la plante peut l’assimiler le plus facilement (80-90%). Aucune plante verte ne peut assimiler l’azote atmosphérique sans entrer en symbiose avec des bactéries ou des organismes Frankia. Il est fourni par réaction chimique avec le nitrate d’ammonium, le sulfate d’ammonium et l’urée, tous trois à réaction non alcaline, ou bien par voie naturelle moyennant le sang séché et la corne torréfiée (le premier d’assimilation rapide, la seconde à cession lente). Les plantes grasses, en considérant leur structure et l’ambiance dans laquelle elles vivent, demandent peu d’azote si on ne veut pas les prédisposer aux maladies.

Le phosphore
est un constituant des acides nucléiques (ADN-ARN), et de l’adenositriphosphate (ATP), il est présent dans les chromosomes, ses composés organiques sont fondamentaux dans les processus énergétiques; il se lie aux substances organiques et aux colloïdes, et c’est à la plante elle-même de régler la disponibilité de la substance; il stimule les méristhèmes apicaux et racinaires, contribue au maintien du bon état de santé, renforce les défenses contre les maladies et les épreuves, favorise la floraison et la formation des graines, transforme la lymphe brute en élaborée. Puisque le sol en est souvent peu pourvu il est fourni sous forme de superphosphate minéral qui devrait être parfaitement soluble dans l’eau. Il ne se dégrade pas facilement comme cela se produit pour l’azote nitrique. La farine d’os et le guano sont, parmi les engrais naturels ceux qui ont le contenu en phosphore le plus élevé.

Le potassium
est fondamental dans le processus osmotique des cellules, il est présent dans le cytoplasme et dans les vacuoles, il détermine la pression hydraulique interne, rend les plantes plus robustes, forme la réserve de sucres, donne la couleur aux fleurs et règle la transpiration. Sa carence donne à la plante un aspect fané. Il se maintient dans le terrain car il est ne se disperse pas. On l’utilise sous forme de sulfate de potasse, un sel très soluble dans l’eau avec un titre très élevé (50-52).
Le soufre et le calcium sont en général en quantité suffisante dans la terre franche mais pas toujours dans les terreaux préparés. Le premier est le constituant des aminoacides soufrés et est dévolu à la synthèse des protéines; le second est un composant des membranes cellulaires et des pectines, il active les enzymes, neutralise les acides organiques, ralentit le vieillissement des tissus, fortifie les plantes contre les attaques parasitaires, supervise les échanges hydriques et le transport de la lymphe ainsi que le développement des racines.

Le magnésium
est un composant de la chlorophylle, il facilite le transfert du phosphore, c’est un activateur des réactions biochimiques, il entre dans la synthèse de l’amidon et des sucres. Il est administré avec les fertilisations car souvent, pour des motifs variés, il est absent dans le terrain et cause de chloroses.
Le fer sert au développement des chloroplastes pour la synthèse de la chlorophylle, il règle la photosynthèse et la respiration cellulaire, entre dans la constitution d’enzymes variés. L’apport se fait sous forme de chélate (EDTA,DTPA,EDDHA). Son absence provoque la chlorose ferrique qui fait prendre à la plante une coloration jaune.
Parmi les oligo-éléments à action catalytique qui doivent être présents, mais en infime quantité (moins de 0,01%) notons:
- le bore pour le transport des sucre et le développement méristhématique;
- le  manganèse pour la photosynthèse et l’activation enzymatique;
- le cuivre pour l’activation enzymatique et la synthèse des protéines;
- le zinc pour l’activation enzymatique, la synthèse des protéines et des hormones;
- le molybdène pour le métabolisme de l’azote;
- le chlore pour la photosynthèse.
Il y a aussi d’autres éléments tels que le silicium, l’aluminium, le cobalt, le nickel, le sélénium, le vanadium qui sont présents habituellement dans l’eau et donc les plantes ne devraient pas en manquer.

Les oligo-éléments sont les composants essentiels des systèmes enzymatiques des cellules, où ils agissent comme cofacteurs; ils peuvent aussi être absorbés par voie foliaire.
L’entrée de la solution nutritive se produit principalement par les racines par osmose et par absorption active. A travers les feuilles les plantes assimilent l’anhydride carbonique, les éléments fournis par l’homme et en faible partie, l’eau.                                        

On ne fertilise pas durant le repos de la plante, ni immédiatement après un rempotage. La concentration des sels solubles doit être de moins de 2 pour mille, et encore mieux à 0,5 pour mille en augmentant par contre la fréquence d’administration. Le rapport et non pas le dosage entre les principaux éléments: azote, phosphore et potassium devrait être de 1-2-4 ou 1-3-5, c’est, à dire peu d’azote, beaucoup de phosphore et encore plus de potasse.
En ce qui concerne le mode de distribution, on peut opter selon les cas, entre l’arrosage ou le mélange au terreau. On peut utiliser 1 g. de sulfate d’ammonium, 11 g de superphosphate, 6 g de sulfate de potasse, 2 g de sulfate de magnésie ou bien mélanger en parts égales du sulfate de potasse et du phosphate monopotassique à dissoudre dans l’eau dans le rapport de 0,5 g par litre. Toutefois il est nettement plus pratique d’utiliser des produits concentrés contenant aussi des oligo éléments, que l’on dilue au moment de l’utilisation et que l’on trouve facilement. Pour ce qui concerne la quantité d’engrais à additionner au compost, elle devra être d‘environ 3 g par litre.
Les plantes à croissance lente ne devraient pas être fertilisées car à cause de leur structure, elles ne peuvent absorber que de faibles quantités de nutriments et donc il y en a suffisamment dans le terrain et dans l’eau.

CHAUFFAGE – HUMIDITÉ – OMBRAGE – VENTILATION
Nous vous renvoyons pour tous ces sujets à la page qui s’occupe de la serre.

MINIMUMS HIVERNAUX
Temperatures hivernaux.

LES SOINS SAISONNIERS
Au printemps. En mars ou en février si les plantes sont en serre, on aperçoit les premiers signes du réveil végétatif. Quelques Mammillaria, quelques Notocactus et Mesembryanthemium ont déjà leurs bourgeons prêts, pour cette raison, la tentation de les arroser est très forte en nous: ce serait une erreur qui pourrait provoquer la pourriture des plantes. En réalité, ces plantes ont des réserves hydriques telles qu’elles peuvent fleurir sans avoir besoin d’eau. Celles qui proviennent des déserts se délectent d’une exposition au soleil, pas à l’air libre, réalisée progressivement afin d’éviter les brûlures qui défigureraient les plantes pour longtemps. Les cactus des forêts seront mis en position lumineuse, mais pas au soleil.

Vers la mi-mars on commence à arroser le matin, avec modération, spécialement celles qui donnent des signes de souffrance, en veillant à la température qui devrait être d’au moins 15°C. On commence aussi les fertilisations liquides.

Février et mars sont les mois les mieux indiqués pour les rempotages et pour éclaircir les semis de l’année précédente. Pour remplacer la terre désormais épuisée par la nouvelle, à laquelle on aura ajouté un fertilisant phosphopotassique ou de la farine d’os. On recherchera aussi les éventuels parasites tels que la cochenille et l’araignée rouge.
En avril on peut commencer les semis à la température ambiante et le mois suivant les greffes.

L’été. Les plantes sont pour la plupart en pleine activité, elles seront arrosées de préférence le soir si la terre paraît sèche. Attention à la grêle (un filet protecteur est utile), aux gros orages et aux rafales violentes du vent qui peuvent causer des dommages. On continue les fertilisations et pour la fin août, on ne réalise plus de greffes.

En automne. Au début de septembre les plantes se préparent au repos, beaucoup de Mesembryanthemacées commencent à fleurir, cependant, nous suspendons à tous les fertilisations et nous ralentissons les arrosages. Celles qui sont à l’extérieur seront abritées de la pluie et à la fin du mois on les renferme, en regardant bien s’il n’y a pas de parasites et de limaces qui souvent se réfugient sous le bord des pots. Celui qui dispose d’une serre devrait utiliser un soufflet et poudrer avec les plantes à l’aide d’un bon anti cryptogamique mélangé à un anti parasitaire, en ayant revêtu des habits adaptés et mis un masque, ensuite prendre une bonne douche.
Durant cette période, beaucoup font les semis des sujets à croissance en automne hiver.

En hiver.
En novembre, avec l’abaissement de la température, on a suspendu les arrosages, la terre se sèche et les plantes se mettent en repos. Il est temps d’installer un chauffage, de manière à assurer 4/6° C. à la majorité des cactaceae. Beaucoup de succulentes demandent, au contraire, une température plus élevée comme vous pourrez le voir en allant à la page minimums hivernaux. On essaiera, si possible de réduire l’humidité ambiante néfaste moyennant un ventilateur. Celui qui possède une serre peut recevoir plus d’informations en sélectionnant la serre. Les autres devraient mettre leurs plantes dans un local non chauffé comme un garage, un grenier, une mezzanine, un escalier ou même une cave. Si la température devait descendre trop, on peut envelopper les pots dans un papier journal ou du tissu non tissé. Il est préférable d’avoir un local éclairé, mais si les plantes sont au repos complet, peu de lumière ne leur causera aucun dommage.

Certaines personnes préfèrent anticiper les semis en les faisant durant les mois de décembre et janvier. Ils ont recours évidemment au chauffage et à la lumière artificielle ou mieux à une serre de germination comme décrit à la page des semis. Dans ces cas, nous recommandons la Désinfection du substrat et le semis en air confiné moyennant la méthode du sachet  ou de la pellicule transparente.

PROGRAMME DES OPÉRATIONS CULTURALES

MOIS Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Aoùt Sept Oct Nov Dec
- Arrosage                        
- Fumage                        
- Désinfection                        
- Rempotage                        
- Semis                        
- Bouture                        
- Greffe                        
- Abri d'hiver                        

LES FORMES ETRANGES
En culture, plus que dans la nature, on trouve des formes inhabituelles que l’on nomme cristations, dichotomies, monstruosités, spiralisations.
La cristation dite aussi fasciation, est une anomalie (pas une maladie), moyennant laquelle l’apex végétatif au lieu de se développer en hauteur tend à s’élargir en créant une sorte de crête ou d’éventail qui avec le temps forme des plis et des courbes particulières.

Dans le cas de la dichotomie l’apex végétatif (méristhème apical) se divise en deux donnant lieu à la typique plante à deux têtes. Lorsque les têtes sont nombreuses même si elles sont apparemment normales, on parle de monstruosité.

Les plantes avec des anomalies apicales sont très nombreuses, parmi les cactaceae citons: Myrtillocactus geometrizans, Lophocereus schottii, Cereus peruvianus, Monvillea spegazzinii; Mammillaria bocasana, M.spinosissima, M.zeilmanniana, M.parkinsonnii, M.nejapensis, Trichocereus bridgesii, Cereus forbesii, Stenocereus marginatus, Sulcorebutia rauschii. Parmi les autres succulentes: Euphorbia echinus, E.pugniformis, E.piscidermis, E.obesa, E.lanaganii, Aeonium tabulaeformis, Alluaudia procera, Echeveria sangusta.
Les causes de ces anomalies sont encore inconnues, même si certains voudraient les faire remonter à des attaques fongiques, des lésions ou un excès de vigueur. Cependant toute tentative de les reproduire artificiellement a échoué.

La multiplication se fait par bouturage ou greffe, rarement par semis, soit parce que parfois la fasciation ne permet pas la floraison et aussi quand il y a production de graines on obtient des plantes normales. Les exceptions ne manquent pas comme cela arrive par exemple avec Cereus peruvianus monstruosus et Gymnocalycium quelhianum qui produisent des graines desquelles poussent des plantes normales. Dans le cas des Gymnocalycium il faut polliniser un sujet cristé avec un normal.

La spiralisation. C’est un phénomène rare, selon lequel certaines plantes, le plus souvent colonnaires, à cause de modifications probablement génétiques dans le méristhème apical, y provoquent un accroissement moindre par rapport aux tissus adjacents, de manière à produire une tige avec des plans disposés obliquement (en spirale). Des exemples typiques se trouvent chez Astrophytum myriostigma, Copiapoa cinerea, Euphorbia groenwaldii.

La panachure est un manque de chlorophylle qui peut intéresser toute la plante ou seulement une partie et dans ces cas elle prend une coloration jaune ou rouge. Un cas typique est celui de Gymnocalycium mihanoviccii qui, manquant totalement de chlorophylle doit être greffé pour survivre. Au Japon on trouve une grande production de plantes panachées artificiellement moyennant des expositions aux radiations électromagnétiques.

Les chimères constituent un cas particulier, dans lequel les tissus de plantes qui ne sont pas de la même espèce, s’unissent pour donner lieu à un sujet à l’aspect imprévisible. On pense qu’Echinopsis jaku-jo entre dans cette catégorie

Les mutations génétiques.
Si une plante à a un certain moment un rejet avec des caractéristiques peu communes par rapport à son espèce, on est en présence d’une mutation, appelée sport qui, si elle paraît amélioratrice, peut donner source à une multiplication. Le producteur d’un nouveau cultivar peut le breveter pour une exploitation commerciale.

NOUVELLE COLLECTION
Souvent celui qui commence une nouvelle collection le fait presque inconsciemment, en achetant quelques petites plantes au supermarché ou chez le fleuriste de son quartier car ils est attiré par son aspect captivant. Ensuite, d’autres viendront pour tenir compagnie aux premières; et rapidement on se retrouve avec une vingtaine de jolis pots. A cet instant précis, le "virus collectionis" a pénétré dans l’esprit de l’imprudent qui se prépare à devenir un cactophile. C’est la phase durant laquelle on lit tout ce qui traite des plantes grasses, dans les livres et les revues. On recherche des passionnés qui habitent dans le même coin, on adhère peut-être à une association, Commence alors une insatiable recherche sur le net, on trouve toujours de nouveaux sites, on lit les messages sur quelques News Group ou bien on s’inscrit à une Mailing list: c’est un monde nouveau et immense qui s’ouvre à nos yeux. On voudrait posséder toutes ces plantes aux floraisons splendides, et c’est justement là qu’un bon conseil peut devenir utile.

Chacun à ses goûts personnels qu’il est bon de respecter, mais pour réussir, il faut tenir compte des conditions de vie que nous offrons à nos plantes en rapport à leurs exigences. Celui qui a un simple balcon peut cultiver, durant la bonne saison, un certain type de plantes au nombre en rapport avec la place dont il dispose. Mais en hiver il devra pouvoir l’abriter dans un espace non chauffé à l’intérieur de la maison à moins qu’on ne choisisse de cultiver des Sempervivum, Opunita, Chamaecereus qui peuvent rester à l’extérieur s’ils sont protégés de la pluie. Celui qui possède une terrasse à beaucoup de possibilités en plus spécialement s’il peut construire un lieu à l’abri de la pluie avec à l’intérieur un chauffage pouvant maintenir une faible chaleur (4/6° C.). Les chanceux qui possèdent une serre n’ont aucune limite aux spécialités cultivables.

Je voudrais vous avertir, à ce propos, qu’il est préférable de se limiter à un choix d’une ou deux familles ou genres. Un autre critère pourrait être celui géographique, en cultivant des plantes de divers genres mais qui, dans la nature vivent dans un même environnement déterminé. Ces choix, outre d’être déterminés par le goût de chacun, doivent tenir compte de l’exposition qu’on peut leur offrir. Par exemple, si le lieu de culture est exposé au Nord on peut cultiver Haworthia, Gastera, diverses Crassulaceées, des cactus épiphytes. Tandis que si on reçoit le soleil au Sud, les possibilités sont très nombreuses: presque toutes les cactacées, beaucoup de succulentes y compris les gracieux Lithops. Durant la bonne saison, il sera bon de leur installer une toile d’ombrage. Etant donné que l’on est encore des néophytes, on choisira les genres les moins difficiles comme Aporocactus, Echinopsis, Ferocactus, Notocactus, Turbinicarpus, Astrophytum, Lobivia, Echinocereus, beaucoup de Mammillaria, et pour ceux qui les aiment, les cactus colonnaires: Cereus, Cephalocereus, Cleistocactus, Espostoa. Parmi les succulentes non cactacées notre choix pourrait tomber sur Echeveria, certaines Euphorbia, Mesembrianthemacées, Kalanchoe, Nolina, Senecio, Tacitus.

Dès qu’on les a amenés à la maison, les plantes doivent être rempotées pour vérifier la présence ou non de parasites, l’état de leurs racines et changer leur substrat selon ce qui est indiqué au sujet du rempotage.

LA TAXONOMIE
Déjà Aristote (384/322 Av. JC.) avait effectué une tentative pour chercher à mettre de l’ordre dans la classification embrouillée des individus, à travers des systèmes qui puissent se révéler simples et précis en même temps. La classification des organismes est un système hiérarchique de niveaux, basé sur les hypothèses évolutives (selon ce que Darwin préconisa) qui dans les cas des succulentes, puisqu’elles sont d’origine plutôt récente, sont dans l’état actuel de nos connaissances, d’une classification difficile et donc la cause principale de la confusion taxonomique qui la distingue. L’actuel système de classification latine à caractère bi-nominal est du au naturaliste suédois Karl Von Linné (1707-1778). Les critères employés dans la classification moderne sont l’anatomie, les stades de développement, les affinités biochimiques (séquence des aminoacides dans les protéines codifiées par l’ADN.)

Le règne Végétal, sujet de notre intérêt, est actuellement représenté par les Spermatophytes (Phanérogames) caractérisées par la production de graines;les Spermatophytes se subdivisent en Angiospermes (avec graines et fleurs), et en Gymnospermes (graines sans fleurs); les Angiospermes à leur tour se subdivisent en Dicotylédones (deux cotylédons) et Monocotylédones (un seul cotylédon).

DEFINITIONS TAXONOMIQUES. Pour le sujet qui nous occupe, il est important de connaître les familles qui réunissent les plantes ayant des caractères principaux bien définis. On y ajoute la désinence acea. Avec l’éventuelle sous-famille la désinence devient oidea.
Les tribus accueillent des plantes avec des caractères différents des autres sujets à l’intérieur de la même famille. On y ajoute la désinence eae (inae dans le cas d’une sous-tribu).
Le genre comprend des espèces proches avec des caractères communs. Il représente le nom de la plante, écrit en latin avec une initiale majuscule et doit être un substantif. La pollinisation entre espèces différentes du même genre donne naissance à un hybride.
L’espèce réunit les plantes ayant tous les caractères en commun. Il représente le prénom de la plante, toujours exprimé en latin mais avec une lettre minuscule. Il peut être un adjectif qui, dans ce cas, s’accorde avec le genre ou un substantif qui peut ne pas s’accorder ou un nom de personne qui ne s’accorde jamais. La pollinisation entre deux plantes de la même espèce produira des plantes semblables à leurs parents.
La sous-espèce (subsp) constitue un groupe de rang inférieur à l’espèce et duquel elle diffère par quelques caractéristiques importantes.
La variété: quand des graines on obtient des sujets avec des caractéristiques particulières différentes de la plante mère, on lui assigne un troisième nom précédé de l’abréviation var.
Le cultivar. Variété sélectionnée ou obtenue exclusivement au moyen d’une culture par des hybridations ou des sélections. Le nom du cultivar s’enferme entre guillemets simples avec l’initiale majuscule, ajouté au nom notogénérique.
Les hybrides peuvent au contraire avoir une origine soit naturelle soit artificielle et pour cela ils peuvent comporter la combinaison des deux noms des espèces génitrices séparés par un "x" comme dans Hawortia truncata x maughanii ou par un nom double se référant à l’espèce comme il arrive dans Sempervivum x roseum et dans Echeveria x kirchneriana.
Si l’hybride descend de deux genres différents il est permis d’attribuer un nouveau nom dit "notogénérique" formé en entier ou en partie des deux noms des plantes génitrices comme par exemple dans Pachyveria (Pachyphytum + Echeveria) et dans Aporophyllum (Aporocactus + Epihyllum).
Une dernière différence est celle donnée à la forme particulière que la plante peut acquérir; on l’abrège avec en ajout un mot qui en rappelle la forme.Tous les noms botaniques s’écrivent en écriture cursive (caractères italiques comme ces).

 

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